Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:17

Je donnais récemment, à propos d’adaptations de romans au cinéma un extrait des Mémoires de Maigret, ouvrage dont je tiens à recommander la lecture à tous ceux qui croient tout connaitre de Simenon, ouvrage qui tiendra parfaitement sa place dans votre bibliothèque entre les Œuvres complètes de Sainte-Beuve et le Sur Racine de Barthes

Maigret—Simenon, si vous préférez—poursuit en ces termes :

« Eh bien! De tous ceux-là… »

(Rappelons qu’il vient de nous parler des acteurs l’ayant incarné à l’écran avant 1950)

Eh bien! De tous ceux-là, il y en a au moins un qui a eu le goût de tricher avec Simenon et de trouver que ma vérité valait mieux que la sienne.
C’est Pierre Renoir, qui ne s’est pas vissé un chapeau melon sur la tête, mais qui a arboré un chapeau mou tout ordinaire, des vêtements comme en porte n’importe quel fonctionnaire qu’il soit ou non de la police.

On ne s’étonne pas de devenir un homme, puis un vieillard. Mais qu’un homme coupe simplement les pointes de ses moustaches et il ne se reconnait pas lui-même.

Et nous voilà revenus aux moustaches d’Hercule

 

D’accord ! Le rapprochement entre la remarque d’Agatha Christie et le texte de Simenon est tiré par les cheveux, mais ce n’était qu’une association d’idées comme on peut en avoir puis, comme souvent, on compare, on « met en rôle », on constate que ce ne sont que « chimères et monstres fantasques » ou plutôt sornettes et billevesées, interprétation hâtive et erronée ne résistant pas à l’analyse…

 

Si Agatha Christie parlant de la banalité de la moustache du Poirot incarné par Albert Finney n’exprimait rien d’autre que la déception devant le décalage entre ce que l’on avait imaginé et ce que l’on vous impose à l’écran—je gage d’ailleurs qu’elle n’avait pas plus d’idée que moi de ce que pouvait être la « véritable » moustache d’Hercule--, le Maigret de Simenon qui nous explique en le déplorant comment l’auteur Simenon a créé « le personnage Maigret » en déformant, en simplifiant « le Maigret réel », en le faisant « plus réel que nature »…

Ce qui précède a été écrit il y a trois jours.

Me relisant, je me dis qu’encore une fois, coupant les cheveux en quatre comme disait ma grand-mère, j’ai  perdu de vue mon but initial ce qui pourrait me faire classer cet article dans la rubrique Voici pourquoi… qui tant vous fait, Belle Lectrice, rire !

 

Repost 0
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:51

Je sais…

Je n’oublie pas que nous sommes en Septembre 89 et sur le seuil de la « fermette dans son jus » selon les termes de l’annonce lue la veille dans PUBLI-TOULOUSE.

 

Je sais, mais…

Hier soir, nous avons eu la visite de Madeleine F.

Madeleine fut la première personne qui frappa à notre porte quelque mois après notre installation.

Unique employée communale, elle faisait office de garde-champêtre et c’est à ce titre qu’elle venait nous faire remplir un formulaire pour le recensement.

Elle fut et est restée la seule « authentique habitante » de Sainte Félicie avec qui nous ayons quelques relations.

 

C’est une recette depuis longtemps promise à Zoé qu’elle apportait hier.

Nous avons bavardé. Nous avons proposé l’apéritif. Plus personne ne l’attendant chez elle, la soirée s’est prolongée.

Madeleine nous a conté une curieuse histoire, curieuse parce qu’il s’agirait d’un conte dit par sa grand-mère, conte si éloigné de ceux que les grands-mères racontaient autrefois que je pense que, si Madeleine ne s’est pas moquée de nous, sa grand-mère était une bien étrange personne…

Ecoutons Madeleine :

Quand nous étions petits, nous adorions, le soir, entendre les histoires de ma grand-mère. Il faut dire qu’en ce temps-là, la télé existait peut-être, mais elle n’arrivait pas ici et nous faisions encore des veillées. Mais vous avez peut-être connu ça, vous aussi…

Un soir, elle nous a raconté ceci :

Il était une fois, au temps où les poules avaient des dents, un Roi, un Roi très puissant, qui régnait dans un royaume dont on a perdu le nom…

(Les contes de ma grand-mère commençaient presque toujours comme ça et nous récitions avec elle

«au temps où les poules avaient des dents, un Roi, un Roi très puissant, qui régnait dans un royaume dont on a perdu le nom… »)

Ce Roi aurait pu être très heureux s’il ne lui avait manqué une chose, une seule chose, la seule chose qu’il désirait vraiment obtenir : un fils ! La Reine lui avait donné 250 filles et pas un seul garçon.
On consulta le ban et l’arrière-ban de tout ce qui dans le royaume avait quelque lumière sur la fabrication des garçons, on fit ci, on fit ça, on prit les eaux de L. fort réputées dans le royaume, le Reine alla consulter seule et dans le plus grand secret tout ce qui avait quelque notoriété dans le monde des Sciences ou de la Religion…

Rien n’y faisait ! La Reine continuait de faire des filles ! C’était lassant…

On fit appel aux plus habiles chirurgiens qui tentèrent de transformer les filles en garçons…

C’est alors que mon cousin Nicolas, de nous tous le plus fort en calcul, a levé le doigt comme à l’école pour dire «Cette histoire ne tient pas debout ! Si la Reine a eu 250 filles, à 9 mois par tête, ça nous fait 2250 mois, soit plus de 182 ans.»

Mémé lui a répondu :

« Un, c’est un conte !

Deux, c’était au temps où les poules avaient des dents !

Trois, c’est dans un pays dont on a perdu le nom !

Quatre, si tu avais lu l’Ancien Testament et Grégoire de Tours, tu saurais que ce n’est pas impossible

Cinq, Si tu es si malin, tu peux terminer tout seul cette histoire »

 

Et elle est sortie en claquant la porte et elle n’a plus jamais raconté d’histoire en présence du petit Nicolas.

Repost 0
12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:54

En rangeant mon bois de chauffage en 30cm, j'échafaudais ce matin en pensée un projet d'article que j'aurais intitulé Premier contact...(suite 4) et qui aurait parlé pêle-mêle du ciel d'hier matin, bleu ciel avec des nuages légers qui paraissaient peints--on notera que je manie les images avec une légèreté éléphantesque(et l'oxymore pas mieux!) qui vaudra peut-être à cet article-ci de figurer à la rubrique Voici pourquoi... que vous connaissez bien--, du ciel gris de ce matin, de la corvée de bois en cours, d'une discussion politique avec Coraline...

Ne me demandez pas quel tour de passe-passe m'aurait ramené à ce jour de Septembre 1989 où nous avons visité la fermette qui nous  appartiendrait cinq mois plus tard.

Revenu à mon PC, je trouve cet article dont je me permets de vous conseiller la lecture.

Pour conclure :

Ni dieu, ni maitre, à bas la calotte, vive la sociale!

Repost 0
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 10:00

C’est toujours la même chose.

On a un plan, un projet ; par exemple, ayant décidé de reprendre les choses au début, vous aviez décidé de raconter la première visite à ce qui allait devenir votre demeure et même, en anticipant un peu, votre dernière demeure, et voilà qu’un imprévu, un truc qui vous passe par la tête, un événement familial ou même l’actualité s’impose à vous et vous voilà parti sur quelque autre sujet…

C’est ce qui est en train de m’arriver parce que, ayant courageusement affronté les intempéries ce matin pour aller me débarrasser de quelques recyclables, j’ai rencontré deux autres braves, Walter et Jean-Jacques, plongés dans une discussion sur le dernier rebondissement de l’affaire qui a phagocyté la campagne présidentielle ces derniers temps…

Je me suis joins à eux et, évidemment, me voilà devenu incapable de vous parler d’autre chose que de nos échanges sur l’Affaire Fillon

…ce que je ferai probablement demain…

…si toutefois quelque nouveau sujet ne vient pas s’imposer inopportunément.

Repost 0
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 10:56

Rappel :

L’incinération de Jean-Paul aura lieu Jeudi 16 Février à 15H30.

Le crématorium de Cornebarrieu étant saturé, ce sera à Albi.

C’est toujours la même chose.

Je commence une chronique avec, au moins dans ma tête, un projet précis, un plan, des idées.

Je commence donc et …

PATATRAS !

Un événement quelconque me lance sur une autre piste…

J’avais donc commencé à parler de Sainte Félicie

 

J’avais commencé à parler du Lauragais, de ses cours d’eau, de ses collines…

 

J’allais continuer avec le vent d’autan dont nous venons précisément de subir pendant plus de deux jours un épisode particulièrement violent et qui s’est enfin calmé ce matin….

 

Plus tard, vous auriez rencontré mes voisins, Coraline et Jean-Claude qui ne sont pas tout à fait des inconnus pour vous et aussi Walter, Jean-Michel, Jean-Pierre et Isabelle, Jean-Paul, Jean-Christophe et les autres…

PATATRAS !

L’annonce soudaine de la mort de Jean-Paul vient chambouler mon programme…

 

Mes personnages veulent arriver plus tôt que prévu. Ça se presse ! Ça se bouscule…

 

Ça se bouscule peut-être un peu trop, ce qui risque de placer ce misérable article, ô Incomparable Lectrice, dans cette catégorie qui tant vous amuse « Voici pourquoi…etc… »

Repost 0
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 13:33

Je pensais tout à l'heure à un article débutant par quelque chose du genre : "Comme on dit par chez nous..." et ce "par chez nous" tout à coup éveilla ma curiosité : familière à coup sûr, cette expression n'a-t-elle cours que "par chez moi" ou partout en France?

Après quelques recherches sans grand résultat, j'ai voulu entreprendre la rédaction de mon article mais...

...j'avais oublié ce dont je voulais parler!

Que diable disait-on "par chez nous"?

intermède

intermède

Depuis hier, je pense à une sorte de chronique villageoise; cela s'intitulerait Chroniques de Sainte Félicie et pourrait débuter sur une brève description de la région où je placerais le village de Sainte Félicie; cela démarrerait par exemple comme ceci :

 

C'est au coeur du Pays de Cocagne comme on dit par chez nous...

Voilà! J'ai retrouvé ce qu'on dit "par chez nous"...

À part ça?

Un sourire, peut-être?

Repost 0
15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:06

Il y a quelques jours, presqu’une semaine, j’évoquais ici une furieuse envie de parler d’une année particulière de ma vie, une année où les événements importants me paraissent plus nombreux que la normale, une année où les repères de datation sont indéniablement bien flous; peut-être ceci s’est-il produit un an plus tôt, peut-être cela l’année suivante et à quelle sorte d’année appartient celle que j’ai en tête : année légale, année scolaire ou encadrement de mon quatrième anniversaire ?

J’ai donc commencé une liste des événements que j'ai l'habitude d'évoquer en commençant invariablement par "J'avais quatre ans quand..."

J’avais quatre ans quand nous avons eu la coqueluche, ma petite sœur et moi, mais aussi le bébé de ma tante qui n’a pas survécu…

 

J’avais quatre ans quand mon père est revenu avec, pour moi, un petit fer à repasser qui se branchait « pour de bon » et qui me permettait de repasser « en vrai » mes mouchoirs…

 

J’avais quatre ans quand J’ai fait ma première entrée à l’école…

 

J’avais quatre ans quand le Père Noël m’a apporté mon vélo rouge, avec une bonne semaine de retard, en passant par la fenêtre de la salle à manger—il n’y avait pas de cheminée chez mes grands-parents--, nous alertant par un bruit de chute « pas grave » selon mon grand-père qui était allé se rendre compte (je n’ai jamais su s’il avait eu le temps d’apercevoir « Papa Noël »)…

 

J’avais quatre ans quand mon grand-père préféré est mort…

 

J’avais quatre ans quand je me suis blessé juste sous l’œil gauche, là où vous pouvez encore apercevoir une minuscule cicatrice, tout près de la tempe…

 

J’avais quatre ans quand on a pu supprimer les « petites roues » de mon vélo rouge et que j’ai su rouler comme les grandes personnes…

 

J’avais quatre ans quand le frein de mon vélo m’a vilainement blessé, marquant pour toujours ma cuisse de la balafre elliptique que vous pouvez encore voir…

 

…et puis, je me suis dit que c’était là un sujet pour Charlotte.

C’est ça ! Que Charlotte s’y colle !

Repost 0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:00

Un furieuse envie me démange aujourd'hui, celle de vous parler de l'année de ma vie qui, avec le recul, me parait avoir été la plus longue...

Les idées se bousculent, les mots ne viennent pas...

Plus tard peut-être?

Repost 0
21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 15:33

Eh oui! C'est l'hiver

Je me souviens d'un temps où, chaque année à l'approche de Noël, j'attendais une neige qui n'arrivait que très rarement.

Année après année, j'ai cru à la Neige de Noël encore plus longtemps qu'au Père du même nom...

Aujourd'hui, Charlotte broie du noir à la perspective d'un Noël de plus chez sa belle-mère.

Hier, j'ai rencontré Aline qui, elle aussi, broyait du noir pour une toute autre raison.

Remarque destinée principalement à Dinosaure:

Quand je dis "j'ai rencontré Aline", on peut lire "j'ai imaginé que je rencontrais Aline" car ni vous ni moi ne saurions oublier qu'Aline est un personnage fictif, sorti tout habillé de mon cerveau, qui a déjà commencé à nous parler des opinions politiques de son père.

Fin de la remarque destinée principalement à Dinosaure.

Aline m'a confié qu'elle avait "un coup de mou" après la lecture du dernier article d'Assouline qui lui avait évoqué son père qui était évidemment "Algérie française", anti-de Gaulle, lecteur de Minute...

Elle a ajouté "Cela a surtout réveillé le souvenir de l'influence qu'il a failli avoir sur moi à cette époque-là... Je vous raconterai peut-être cela quelque jour si j'arrive à y voir clair moi-même..."

À part ça?

Joyeux Noël malgré tout!

..................................ET........................................................................................

Parce que je souhaite retrouver aisément cet article de Juan Goytisolo et parce que je vous en conseille vivement la lecture : cliquer ici.

..................................ET........................................................................................

en réfléchissant un peu, peut-être comprendras-tu, ô Suave Lectrice, pourquoi je place le présent article dans la rubrique Voici pourquoi...

Repost 0
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 18:10

Ici-même, il y a peu, j’envisageais de reprendre le récit des confidences que nous fit certain soir notre amie Aline lors d’un repas peut-être un peu trop arrosé; plutôt que « récit » c’est « reconstitution » ou même encore « reconstruction » qu’il eût été plus exact d’écrire tant il est difficile de fixer le passé, à plus forte raison un passé de plusieurs mois…

Contrairement à ce qu’aiment suggérer mes détracteurs, mon « ami » Dinosaure en particuliers, j’ai réellement l’intention de vous restituer sinon la lettre au moins l’esprit de ce qu’Aline essaya ce soir-là d’expliquer.

Ici, j’entends Dino s’écrier « Mais que nous chantez-vous, Lucien ?  Si je vous ai bien lu, vous nous contiez que l’histoire d’Aline était pure fiction, que le « je » qui nous rapportait les propos d’après-boire de cette dame était un personnage fictif ! Ce « je »-là pourrait certes nous servir la difficulté de reconstitution des confidences d’Aline, mais vous, vous qui inventez selon votre fantaisie, vous rencontrez probablement bien des problèmes mais assurément pas celui que vous invoquez ! » et je m’entends lui répondre « Certes ! Dino , c’est bien précisément ce que, relisant le premier paragraphe, j’étais en train de réaliser… Parfois, au jeu des « je », je me prends les pieds… »

Passons !

cogito

cogito

Mon véritable propos est celui-ci : quand j’imagine—je dis bien « j’imagine » et non « me remémore » --les confidences du personnage de fiction Aline, s’impose à moi la citation de Chateaubriand qui a marqué mon adolescence « Levez-vous, orages désirés ! » ou plus exactement :

Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie!

Si l’on oublie le paragraphe qui précède, si l’on oublie « la voix du ciel » qui dit :

Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue;
attends que le vent de la mort se lève,
alors tu déploieras ton vol
vers ces régions inconnues que ton cœur demande.

Si l’on néglige cette note mystique comme je la négligeais au temps de mes treize ans, alors cet extrait de René qui revient me hanter dès que j’évoque les tourments et les aspirations de l’adolescent que j’étais…

inévitable cliché

inévitable cliché

…et me voilà embarqué dans de (presque) fausses confidences qui m’éloignent de mon sujet ce qui me fera classer cet article-si-on-veut dans la catégorie Voici pourquoi je n’écrirai jamais qui tant vous fait , Belle Lectrice, rire…

(à suivre peut-être)

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Bergeret
  • Le blog de Bergeret
  • : sans queue ni tête
  • Contact

Profil

  • bergeret
  • Mi-figue;mi-raisin
Procrastinateur confirmé
Fumiste
Bloguenaudouilleur
  • Mi-figue;mi-raisin Procrastinateur confirmé Fumiste Bloguenaudouilleur

Recherche