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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 10:03

À la moustache d’Hercule revenons, si vous le voulez bien, avec ce dialogue extrait du roman Le « vallon »( The  « Hollow »,  traduction de Michel Le Houbie) :

-Alors, monsieur Poirot, das ce cas-là, que fait-on ? Va-t-on trouver l’inspecteur Grange pour lui dire… Au fait, que dire à un homme qui a une moustache comme la sienne, une véritable moustache de père de famille ?
Poirot promena deux doigts soignés sur sa propre moustache dont il était très fier.
-Alors que la mienne, si je comprends bien…
-Votre moustache, monsieur Poirot, est une œuvre d’art qui porte sa fin en soi. Elle ne fait songer à rien, sinon à elle-même. Je croirais volontiers qu’elle est unique au monde.
-Elle l’est.

Avouez que cette moustache « qui porte sa fin en soi» ne saurait ressembler à aucune des moustaches classiques que nous avons pu rencontrer dans la vie réelle, ni dans aucun des films adaptés de l’œuvre d’Agatha Christie et je comprends la déception de cette dernière à la sortie du film de Lumet devant la banalité de la moustache d’Albert Finney. Pas plus que moi, j’en demeure persuadé, elle ne se représentait exactement la moustache de son personnage. Espérait-elle que le film la lui révèlerait enfin ?

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:17

Je donnais récemment, à propos d’adaptations de romans au cinéma un extrait des Mémoires de Maigret, ouvrage dont je tiens à recommander la lecture à tous ceux qui croient tout connaitre de Simenon, ouvrage qui tiendra parfaitement sa place dans votre bibliothèque entre les Œuvres complètes de Sainte-Beuve et le Sur Racine de Barthes

Maigret—Simenon, si vous préférez—poursuit en ces termes :

« Eh bien! De tous ceux-là… »

(Rappelons qu’il vient de nous parler des acteurs l’ayant incarné à l’écran avant 1950)

Eh bien! De tous ceux-là, il y en a au moins un qui a eu le goût de tricher avec Simenon et de trouver que ma vérité valait mieux que la sienne.
C’est Pierre Renoir, qui ne s’est pas vissé un chapeau melon sur la tête, mais qui a arboré un chapeau mou tout ordinaire, des vêtements comme en porte n’importe quel fonctionnaire qu’il soit ou non de la police.

On ne s’étonne pas de devenir un homme, puis un vieillard. Mais qu’un homme coupe simplement les pointes de ses moustaches et il ne se reconnait pas lui-même.

Et nous voilà revenus aux moustaches d’Hercule

 

D’accord ! Le rapprochement entre la remarque d’Agatha Christie et le texte de Simenon est tiré par les cheveux, mais ce n’était qu’une association d’idées comme on peut en avoir puis, comme souvent, on compare, on « met en rôle », on constate que ce ne sont que « chimères et monstres fantasques » ou plutôt sornettes et billevesées, interprétation hâtive et erronée ne résistant pas à l’analyse…

 

Si Agatha Christie parlant de la banalité de la moustache du Poirot incarné par Albert Finney n’exprimait rien d’autre que la déception devant le décalage entre ce que l’on avait imaginé et ce que l’on vous impose à l’écran—je gage d’ailleurs qu’elle n’avait pas plus d’idée que moi de ce que pouvait être la « véritable » moustache d’Hercule--, le Maigret de Simenon qui nous explique en le déplorant comment l’auteur Simenon a créé « le personnage Maigret » en déformant, en simplifiant « le Maigret réel », en le faisant « plus réel que nature »…

Ce qui précède a été écrit il y a trois jours.

Me relisant, je me dis qu’encore une fois, coupant les cheveux en quatre comme disait ma grand-mère, j’ai  perdu de vue mon but initial ce qui pourrait me faire classer cet article dans la rubrique Voici pourquoi… qui tant vous fait, Belle Lectrice, rire !

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 16:12

Instruits par notre dernière expérience du Festival d’Avignon, nous avons cette année réservé dès février une chambre intra muros dans la Cité des Papes du 11 au 17 Juillet.

À l’ouverture des réservations, début Juin, nous avons obtenu des places pour tous les spectacles qui nous intéressaient

Ça baignait !

Zut ! Abcès dentaire ! Récidive de surcroit.

Antibiotiques !

Trois jours complètement « à la masse » : Dormir. Boire. Dormir. Juste assez de « solide », purée de pomme, yaourts, purée de marron, purée de patate douce avec un peu de jambon blanc pour permettre la prise de médicament…

Ce soir, je vais mieux. Je suis capable de rester plus d’une heure sans me recoucher…

Je vais mieux, mais pas au point de prendre la route mardi !

 

Zut !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:11

Indécis évidemment

Irrésolu (ça va de soi)

Hésitant toujours

Velléitaire mais pas mou, nonchalant certes

Versatile mais pas inconsistant, volage un peu, je ne dirais pas lunatique mais fantasque, instable aussi hélas...

Un peu d'introspection de temps en temps ne saurait faire de mal....

...à condition, toutefois, de ne pas en abuser...

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:17

J'ai voté pour la première fois  le 5 Décembre 1965, au premier tour de la première élection présidentielle de la Vème République.

(En ce temps-là, la majorité légale était à 21 ans.)

Je souhaitais la victoire de Mitterrand qui  condamnait alors la Constitution antidémocratique voulue par De Gaulle, "le coup d'état permanent". Je me contentai du ballottage.

Il y a eu 68.

On scandait "Election, piège à cons..."

Il y a eu les législatives de 68. Passons...

Il y a eu le referendum du 27 Avril 1969 auquel, hospitalisé, je n'ai pas participé mais dont j'ai salué le résultat de mon lit.

Il y a eu, après la démission du Général, les présidentielles de 69, le score minable de Gastounet--Mitterrand ne participait pas-- et Pompidou président.

Une ou deux législatives...

Il y a eu 1974. Mitterrand passe le premier tour en tête--le 5 Mai 1974, jour de mes 31 ans-- pour être battu en finale.

(50,81% pour Giscard)

Puis le 10 Mai 1981, Mitterrand a battu Giscard. J'avais enfin gagné!

Pas pour longtemps...

...................

Et maintenant...

Election   Macron, piège à cons!

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 11:26

Peut-être vous l'ai-je dit déjà?

Peut-être l'as-tu deviné tout seul, Bienveillant Lecteur?

La rubrique Les conseils d'Oncle Lucien, souvent associée d'ailleurs à celle intitulée pour mémoire, bien que ne négligeant pas la possibilité de vous ouvrir, Ineffable Lectrice, de nouvelles portes, est avant tout destinée à mon propre usage : me permettre de retrouver aisément sur la Toile tel site, tel article qui m'a particulièrement intéressé sans saturer à l'excès la bibliothèque des mes "favoris".

Aujourd'hui, ce sera cet article d'Eugène, toujours pertinent.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 14:33

54 ans que nous "sommes ensemble".

Qui l'eût cru?

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 16:09

("on" c'est ici )

... que Cambadelis aurait dit :

Nous avons perdu 40.000 militants en trois ans. Notre défi est maintenant de se réapproprier le terrain. À tous les échelons, pour ne pas être à la merci en France d’un mouvement comme Podemos.

Ce qui me renverse, c'est qu'il ait pu rester 40000 militants PS en 2014 !

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 14:06

« Manuel ! Tu perds les pédales ! Calme-toi, mon grand !»

C’est ce que j’aurais envie de lui crier, je crois, si j’étais sa mère…

Je ne suis pas des fans—lui en reste-t-il d’ailleurs si jamais il en eut ?—de Manuel Valls. J’ai la loi Travail et le 49-3 « en travers »…

J’avouerai même que dans le médiocre scénario du deuxième tour ses pitreries furent ma seule occasion de rire…

Mais trop, c’est trop !

Ou il sait ce qu’il fait et sa stratégie m’est incompréhensible.

Ou il a vraiment perdu les pédales, pété un boulon, ou que sais-je… Et là, je commence à m’inquiéter pour lui.

Je commence à lui trouver une tête de bouc émissaire…

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 11:41

Ce que je vais vous confier n’est peut-être pas un secret pour vous. Je crois l’avoir répété encore et encore sur ce blog et ma sœur Zoé l’a mille fois seriné sur les siens : ce blog a été ouvert dans le but initial d’étudier le fonctionnement des blogs.

Pour une meilleure compréhension de ce fonctionnement, j’ai voulu tester plusieurs—pas nécessairement tous, mais au moins les plus connus—fournisseurs d’accès ou peu importe comme on doit les appeler.

Je suis donc à la tête de six blogs, la plupart du temps sous le pseudo Lucien Bergeret, mais parfois je deviens Charlotte, Zoé, voire Pauline Bergeret.

« Ciel, Lucien » vous exclamez-vous peut-être, Délicieuse Lectrice « Ciel ! Lucien ! Mais alors, qui êtes-vous ? Êtes-vous garçon ? Êtes-vous fille ?... »

Je vous le laisse deviner. Vous le savez déjà. Je l’ai dit et répété, ici peut-être, chez Assouline à coup sûr.

« Mais alors, Lucien, seriez-vous un de ces ignobles trolls qui se dissimulent sous de multiples identités trompeuses ? »

Vous vous moquez, Ineffable Lectrice, Je n’utilise guère mes pseudos multiples qu’en ces lieux et je ne dissimule pas grand-chose, d’ailleurs, et non, je ne suis décidément pas un troll !

Parmi les questions auxquelles j’espérais répondre se posait celle-ci :

QU’EST-CE QUI REND UN BLOG VISIBLE ?

À dire vrai, je n’ai toujours pas la réponse. Tout au plus pourrai-je vous faire partager mon expérience.

Jusqu’en Février 2014, hormis la première semaine où mon fils et vraisemblablement quelques personnes à qui il avait confié « que sa mère tenait un blog » vinrent voir ce que je faisais, il n’y eut d’autre visiteur que moi-même.

Lorsque l’incident qui allait me mettre en lumière survint, je ne m’intéressais à mes blogs que de loin en loin. J’avais même cessé d’entrer « Lucien Bergeret » sur mon moteur de recherche pour constater une invisibilité qui décidément me convenait, croyez-le ou non, Admirable Lectrice.

Et voilà qu’un incident minime chez Assouline incita une blogueuse à se documenter sur ce « Lucien Bergeret » qui la traitait de « peste »--en souvenir de certaines chipies de ses années de primaire qu’elle lui évoquait irrésistiblement--.

Et voilà que cette blogueuse tomba sur ce blog, plus précisément sur une partie déjà ancienne, que j’avais presque oubliée, de ce blog où il était parlé d’elle.

Et voilà que cette blogueuse alerta tous les commentateurs d’Assouline contre ce troll, ce pervers, ce Bergeret enfin.

Et voilà que ce blog, sans atteindre des sommets de notoriété, devint un lieu pour le moins fréquenté.

J’avais enfin un début de réponse à ma question, un principe bien connu des publicitaires :

QU’ON EN PARLE EN MAL

QU’ON EN PARLE EN BIEN

CE QUI IMPORTE

C’EST QU’ON EN PARLE

Rien de bien neuf, donc.

Le temps a passé, le vent a tourné…

Depuis un an environ, la fréquentation de cet endroit, sans retourner au néant originel, a considérablement baissé.

Hier, je suis allé voir, pour la première fois depuis Octobre dernier, ce qu’il advenait du blog de Charlotte.

Imaginez ma stupéfaction d’y trouver une fréquentation importante, due semble-t-il à un article assez insipide(jugez-en ici-même) sur les Faux monnayeurs de Gide, plus précisément sur le personnage de Lafcadio, simples notes de lecture pour mon propre usage—c’est aussi à cela que servent mes blogs—

J’étais presque vert de jalousie.

Mais comment être jaloux de soi-même ?

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