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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:52

L’Auteur vous parle.

 

Après avoir murement réfléchi, après avoir consulté Zoé—Zoé, la parcelle de Sagesse qui m’a été dévolue—qui m’a sagement conseillée, après avoir consulté Charlotte qui m’a ri au nez, après avoir consulté Lucien qui m’a répondu que j’étais la seule à avoir toutes les cartes, après avoir consulté Dinosaure et Rose Candide qui m’ont affirmé qu’ils étaient surs que j’agirais au mieux, après avoir consulté tous les autres qui m’ont laissé entendre que je m’étais bien débrouillée jusque-là sans eux et que ce n’était finalement pas vraiment leur affaire, après avoir consulté ma mère qui m’assure que je suis maintenant une grande fille et que ma décision ne saurait être que la bonne, je décide de couper la poire en deux.

 

Il s’agissait de savoir si je raconterais ma rencontre avec Pierrot en détaillant toutes les étapes qui furent assez nombreuses ou si je me limiterais à un résumé, c’est-à-dire à la simple liste de ces étapes.

 

La prochaine livraison qui se trouvera être la trentième vous livrera cette liste.

Lucien remontera donc sur scène pour conter cela à un public que nous travaillons en ce moment même à faire revenir.

Ainsi pourrons-nous terminer le troisième chapitre de la version « regroupée ».

 

Pour les épisodes XXXI à XL, nous pourrons envisager d’entrer dans les détails. Nous verrons alors sous quelle forme.

 

À chaque jour suffit sa peine, comme aimait à dire ma grand-mère.

 

Et ces jours-ci, ma peine c’est la dernière de nos chats qui entame ce qui semble devoir être sa dernière semaine de vie ; nous attendons, sans grand espoir, des résultats d’analyse.

Il est vrai qu’elle a eu 20 ans en Septembre ce qui, à l’échelle humaine, en fait une brave centenaire.

 

L’Auteur a parlé

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 10:12

Où en étions-nous ?

L’Auteur, plus précisément la comédienne interprétant son rôle, affalée sur le bar, dormait du pesant sommeil de l’ivrogne.

L’acteur chargé de personnifier le pseudo Lucien Bergeret tentait de sauver la situation en catastrophe.

La salle se vidait.

 

La salle est vide.

Lucien, désemparé, se tourne vers les coulisses «Qu’est-ce qui leur prend? Ce n’est pas ce qui était prévu! Tu as encore oublié de les payer!»

 

« Pas grave ! Continue ! Ils vont revenir »

 

La suite fera l’objet de la vingt-neuvième livraison quand l’Auteur aura enfin choisi la forme de son historique de sa rencontre avec Pierrot : récit détaillé ou rapide résumé.

À moins qu’elle n’ait eu quelqu’autre idée entre-temps.

 

Cordialement.

 

 

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 10:42

Suite de la saynète III : conférence de l’Auteur qui raconte à un hypothétique public les circonstances de sa rencontre avec le personnage Pierrot.

Elle en était à l’entrée en scène d’un personnage clef quand, réprimandée par le régisseur pour d’importunes digressions, elle s’installa au bar pour bouder.

 

Installée au bar, l’Auteur boude et picole.

Cela doit durer longtemps. Elle attendra qu’une bonne moitié du public soit sorti pour réagir.

 

Elle hurle : « JE EST UN AUTRE!  Quelqu’un peut me dire qui a dit ça? »

Le public en chœur : « RIMBAUD! »

(Facultatif : Quelques mauvais élèves peuvent proposer : « Christine Angot »)

L’Auteur : « Je parierais que vous faites le contre-sens habituel, bande de crétins! Eh bien! Vous vous trompez »

Elle retourne au bar. Elle picole.

 

 

Un temps.

 

« Ça veut pas dire ce que vous croyez, tas d’abrutis, mais ça fait rien. Les choses ne sont pas toujours ce qu’on croit mais on s’en fout. Tiens ! C’est comme le titre de ce … machin que nous essayons de vous présenter. Mon ami Pierrot ! Pourquoi mon ami Pierrot, je vous le demande. Vous ne savez pas. Evidemment, vous ne savez pas ! Moi non plus, du reste. J’ai peut-être su mais j’ai oublié précisément parce que je-est-un-autre ! CQFD ! »

 

Un temps

 

« Pour ce que j’en sais, ça devrait s’appeler …

COMMENT JE SUIS DEVENUE L’ENNEMI PUBLIC NUMERO 1

Ça en jette, non ? »

 

Un temps

 

« L’ennemi public numéro 1 ! Moi ! La poilade ! Vous pouvez pas comprendre, mais c’est vraiment farce ! L’autre, Zoé, elle veut pas que je vous explique. Trop long, hors sujet. On peut résumer brièvement, on n’entre pas dans les détails… Fait ch…»

 

Elle picole. Elle s’endort.

 

Entrée de Lucien Bergeret.

« Bonjour (ou bonsoir, selon les circonstances). Je m’appelle Lucien Bergeret. En réalité, je n’existe pas, étant un simple pseudo, vous pouvez dire avatar si vous préférez, pour ma part je n’ai  jamais bien compris ce que recouvrait ce terme et franchement peu me chaut, je n’existe pas disais-je mais ici, où nous sommes tous représentés par des comédiens je peux vous apparaitre avec autant de réalité que l’autre qui dort là-bas ou qui semble dormir et qui représente l’Auteur, c’est-à-dire le véritable responsable de ce fatras de mots et de jeux de scène éculés dans lequel nous allons nous débattre encore quelques temps car, ce qui chez elle est exceptionnel, elle semble décidée à aller au bout de cette turlupinade et comme personne—et quand je dis personne c’est nulle âme au monde, elle comprise—comme personne donc ne sait où elle va, nous sommes peut-être condamnés à perpète ; je vous invite, vous qui semblez jouir de la liberté de quitter les lieux, liberté à nous refusée, je vous invite à vous en aller promptement retrouver la vie réelle, ses tristesses mais aussi ses joies, à vous évader de cet antre de fous tant qu’il est encore temps. SORTEZ ! »

 

Certains sortent.

 

La suite fera l’objet de la livraison XXVIII. Nous saurons peut-être alors où nous allons.

Y irons-nous ?

 

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 17:40

Suite de la saynète III : conférence de l’Auteur qui raconte à un hypothétique public les circonstances de sa rencontre avec le personnage Pierrot.

Elle en était à l’entrée en scène d’un personnage clef.

 

 

Voilà comment elle entra dans ce que nous appellerons ma vie virtuelle.

 

Son apparition, qui d’évidence était un retour, fut bruyamment saluée.

 

Ouvrons une parenthèse

Je ne résiste pas à la tentation de glisser ici un petit chef d’œuvre signé Chroniques de la vie brayonne, pseudo manifestement de circonstance, un « troll » à n’en pas douter, même si à cette époque-là ce mot ne put venir spontanément à mon esprit de néophyte, le troll étant alors pour moi une sorte de gai lutin, de farfadet ; je pensai plus probablement « Tiens ! En voici un qui se paie sa tête ! Amusant ! »

 

Voici le texte que je ne compris pas entièrement faute de quelques clefs que je ne devais pas tarder à me procurer.

« La nouvelle a couru toute la soirée dans les rues de Forges et dans les fermes du pays brayon.

Clopine est de retour, Clopine est revenue !

 Déjà quelques drapeaux s’accrochaient aux fenêtres et la première manifestation d’un bonheur retrouvé se mettait en marche vers la place de l’église.

 Les enfants, tout à leur joie de revoir ânes et oies se répandaient en louanges à la gloire de la divine fermière.

 La libraire de « La Recherche pour tous » était aux anges, enfin les ventes allaient reprendre.

 Tout semblait doux et joyeux en cette belle nuit de printemps finissant.

 Et bien sûr le pire arriva.

 Une petite armée de trolls vint d’abord semer le désordre, puis sortis on ne sait d’où, des milliers de bobos, bonobos et autres petits chéris envahirent la place du casino réclamant un moratoire immédiat sur le retour annoncé de la vendeuse d’Utopy, refusant toute réapparition de la ramasseuse de pommes et de ses tabliers à carreaux.

 L’affrontement semblait inévitable.

 Les premiers heurts ont été filmés par notre reporter devant la désormais célèbre épicerie dite « aux paquets de gâteaux », une première barricade dressée sur l’avenue Marcel P.

 Le sang de Forges bouillonne, la ville devrait vivre une nuit que nous oserons qualifier de pré-révolutionnaire.

 Nous vous tiendrons bien sûr informés minute par minute de l’évolution de la situation.

 Cette journée s’annonçait pourtant si belle !  »

 

(Tiens ! je m’en avise à l’instant, je ne l’avais pas observé alors, ce « petits chéris » me rappelle quelqu’un… N’importe !)

Fermons la parenthèse

 

L’Auteur ouvre l’énorme serviette qu’il a amené avec lui et en tire plusieurs rames de papiers qu’il pose sur le bar pour les feuilleter.

 

J’ai là tous les commentaires de Juin et Juillet 2009.

 

Il s’apprête à lire.

Entre Riquet.

C’est un petit corniaud qui tente de se donner des airs de molosse.

Il gronde en montrant les dents et remue la queue.

Rires dans le public.

Zoé entre derrière le chien.

« On a dit un rapide résumé ! »

 

L’Auteur abandonne ses papiers et reprend son discours.

 

Résumons.

À partir de Juin 2009, j’ai souvent rencontré cette personne chez Assouline.

Elle ne laissait pas indifférent.

Je l’ai vu s’accrocher avec une certaine Daaphnée, avec sandgirl…

J’hésitais entre une certaine sympathie et de l’agacement…

Il m’arrivait de me demander s’il ne s’agissait pas d’un homme outrant certains comportements féminins…

Non ! C’était bien une femme authentique…

 

 

Je ne sais plus vers quelle époque, entre Juin 2009 et Février 2010, ayant découvert, probablement au hasard d’un clic, que certains pseudo redirigeaient vers d’autres blogs, je découvris le sien que je commençai alors à fréquenter, avec peu d’assiduité au début.

 

Nous entrions dans une nouvelle phase.

 

Curiosité d’abord, puis alternance de sympathie et d’agacement, jusqu’à une hostilité qui devait s’affirmer avec le temps, telle fut cette relation demeurée longtemps à sens unique. Quelqu’un—moi peut-être, ce n’est pas impossible—a parlé je crois de « fascination » ; c’était évidemment exagéré.

 

Fascination ! Pourquoi pas fixation érotique pendant qu’on y est ?

Se méfier des mots ! Je ne le répéterai jamais assez. Les mots vous emportent, vous font dire n’importe quoi. Moi-même, sur ce sujet, je pourrais, parlant d’expérience…

 

Apparition de Riquet.

Hurlement de Zoé dans les coulisses : Qu’est-ce qu’on a dit ? ON NE DIGRESSE PAS !

 

L’Auteur retourne au bar dont elle ne s’éloignera plus.

 

La suite de la conférence de l’Auteur fera l’objet de la livraison XXVII.

 

 

 

 

 

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 09:22

Suite de la saynète III : conférence de l’Auteur qui raconte à un hypothétique public les circonstances de sa rencontre avec le personnage Pierrot.

Elle en était à sa découverte du blog d’Assouline qui saluait l’arrivée sur la Toile du manuscrit de Madame Bovary.

 

« Intéressant ! » m’exclamai-je ou « …tain la vache ! ». Allez savoir depuis tout ce temps.

J’ouvris les commentaires.

 

 

« Oui, chapeau ! C’est une très belle initiative. Mais il faut avouer aussi que la consultation du manuscrit en ligne prend des heures et des heures même si on limite son ambition à la compréhension du travail sur quelques pages. C’est un travail de titans qui demandent autant de patience et d’abnégation et de travail si on veut en profiter. Mais c’est un outil admirable à la disposition de tous. C’est la culture dans ce qu’elle a de plus noble et de plus démocratique. »nous disait Arrêteztout!

 

 

« Et dire que ce genre de choses ne sera (presque) plus possible. Des auteurs de notre époque, tout ce que l’on pourra retrouver sont des documents Word suffisamment retravaillés pour qu’il ne s’agisse plus de brouillons… » déplorait Vong

 

 

« « toute la valeur de mon livre (madame bovary), s’il en a une, sera d’avoir su marcher droit sur un cheveu, suspendu entre le double abîme du lyrisme et du vulgaire.quand je pense à ce que ça peut être, j’en ai des éblouissements.Mais lorsqu’en je songe ensuite que tant de beauté m’est confiée-à moi- j’ai des coliques d’épouvante à fuir me cacher n’importe où »(..) Oh, ! si je fais jamais une bonne œuvre, je l’aurais bien gagnée. » Croisset nuit de samedi (1 heure du matin) ) le 2O mars 1852, lettre à louise Colet;Flaubert a 31 ans. il travaille sur madame bovary depuis le 19 septembre 1851.Il n’achèvera le roman qu’en juin 1856

 roman, « allégé de trente pages environ, sans compter par ci par là beaucoup de lignes enlevées (j’espère qu’elles sont consultables désormais..)j’ai supprimé trois grandes tartines d’homais, un paysage entier, les conversations des bourgeois dans le bal (j’espère qu’on les a en ligne..)

 Tu vois vieux si j’ai été héroïque » c’est l’époque au cours de laquelle Flaubert avoue à un de ses amis que ses tendances hypocondriaques s’accentuent « j’ai peur de tourner mal », écrit-il le dimanche aprés midi du 1° juin 1856 à son ami Louis Bouilhet. .

 moi aussi j’ai peur de tourner mal en ne lisant plus que ce roman en boucle , en bavant dans ma soupe, et chassant les mouches qui viennent sauter de mon pont l’évêque sur le texte de Flaubert pour en sucer chaque mot avant moi .

 allant acheter mon litron de rosé chez l’arabe du coin je prends l’habitude de décrire un chapeau de paille d’Emma : je sens bien qu’on commence à s’écarter de moi ou à me répondre trop poliment et en souriant trop mécaniquement,ce qui est très Mauvais Signe »écrivait  pauledel*

 

Suivait une étude savante d’ Arrêteztout!, celui que les autres nommaient inexplicablement ML, la première qu’il m’a été donné de lire.

Depuis, il y en a eu beaucoup d’autres.

 

« Je viens de tomber sur un site intéressant. » confiai-je alors à mon compagnon.

 

Je fis ainsi la connaissance d’Anniba--qui, plus tard, devait abandonner ce pseudo pour signer de son nom véritable--, Zhu, odradek--dont je ne devais pas tarder à découvrir qu’il était en constant conflit avec ArrêtezTout, alias AT, alias ML, mais c’est une autre histoire--, C.P., Henri—de Rivesaltes--, ébéniste, cécile, judith, christiane, renato, quelques autres.

 

 

Je pris l’habitude de visites quotidienne.

Je lisais, je ne commentais jamais.

 

Et, le 17 Juin 2009, ce fut le choc qui devait aboutir près de cinq ans plus tard à ce qui nous occupe aujourd’hui : ma rencontre avec mon personnage, Pierrot.

Cela commençait ainsi : « Aucun rapport avec quoi que ce soit, incise folle, ricanements assurés : tant pis, tant mieux, je suis gonflée comme par de l’hélium ce soir… » pour se terminer par « Clopine Trouillefou, qui voudrait demander aux trolls de ne pas se déranger pour si peu : je ne fais que passer, donc, le temps. »

Entre les deux, elle annonçait la lecture par un éminent Lecteur d’une œuvre que je supposais—à raison—écrite par elle. Elle décrivait son impatience en termes imagés « Tout vaut mieux que de me ronger les ongles. Même taper un message, sans aucun intérêt pour quiconque d’autre que mon coeur s’activant comme le battant d’une cloche, dans le campanile de mes côtes, sur la République des Livres du très estimable Pierre Assouline ».

 

Je restai perplexe.

Le pseudo, le style.

Les trolls m’intriguèrent.

C’était ma première rencontre avec la notion de « troll sur Internet ». Il y en a eu d’autres.

 

 

L’Auteur retourne se servir un verre de quelque chose de très fort, puis s’installe sur une des chaises libérées par les autres.

 

La suite de la conférence de l’Auteur fera l’objet de la livraison XXVI.

 

* Pour le commentaire de Paul Edel, j’ai choisi de conserver les fautes de frappe caractéristiques. Il est, par exemple, évident que Flaubert a supprimé un passage et non un paysage de son roman.

Par souci de clarté, pour les distinguer des remarques de Paul Edel, j’ai choisi une impression « en gras » pour les citations de Flaubert.

 

 

 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 13:19

Saynète III

On cherche ici à situer notre feuilleton dans l’histoire personnelle de l’Auteur, une façon comme une autre de planter un décor.

 

Au début, tous les personnages déjà cités sont en scène.

Ils disparaitront, dans l’ordre inverse de leur entrée pendant ce que nous devons bien appeler la conférence de l’Auteur.

 

L’Auteur entre en scène.

C’est une petite septuagénaire, 1m60 maxi, plutôt fluette, le cheveu grisonnant à peine, encore ingambe.

 

Après quelques instants d’attente, peut-être ira-t-elle se servir une boisson, elle commence en ces termes :

« Arrivée à ce point de mon feuilleton—appelons ça un feuilleton si cela ne vous dérange pas—je me suis dit que certains d’entre vous pouvaient légitimement se demander ce qu’ils étaient venus voir et, en particuliers, d’où sort cet ami Pierrot dont on ne vous a pas encore parlé ici. Ceux qui sont sur cette scène—Tiens ! Ils s’en vont ! Aucune importance !–connaissent—ou doivent connaitre—les dessous de l’affaire mais la majorité du public ignore vraisemblablement toute l’histoire.

Je vais donc tenter de vous apprendre ce qu’il importe de savoir.

Cela m’oblige à remonter à mes débuts sur Internet, plus précisément à ma découverte de quelques blogs littéraires.

Cela avait commencé par la lecture de La Littérature sans estomac de Jourde, lecture qui m’avait amenée à acheter un livre de Chevillard, auteur apprécié de Jourde, comme vous devez le savoir.

Le livre de Chevillard se trouvant être la version papier de la première année de son blog, l’adresse du blog étant fournie par la quatrième de couverture, le blog de Chevillard donnant quelques liens vers des blogs littéraires, je débarquai un beau jour d’Avril 2009 chez Pierre Assouline.

 

Oyez oyez ! On l'attendait, c'est arrivé : les manuscrits de Madame Bovary sont depuis hier intégralement consultables en ligne sur le site du Centre Flaubert de l'université de Rouen. 4 500 feuillets ! Tout y est et même le reste : brouillons, plans... Centre trente flaubertiens, amateurs ou professionnels, tous bénévoles et mobilisés dans une douzaine de pays, ont unis leurs efforts pour vaincre ce défi à la transcription eu égard à la graphie difficile de l'écrivain. Un énorme chantier qui exigeait un travail d'équipe durant près de trois ans. L'entreprise a un côté "si tous les gars du monde", revu et corrigé par l'internet, qui met du baume au coeur. Ad majorem Flauberti gloriam. Chapeau, les artistes ! 

 

Tel fut mon premier contact avec la République des Livres»

 

L’Auteur se sert un verre de quelque chose.

On trouvera la suite de cette « saynète » dans la prochaine livraison de ce feuilleton.

 

 

 

 

 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 06:43

Saynète II (Les Tournesols)

Comme on l’aura peut-être déjà compris, ces saynètes imposées constituent ce que nous pourrions appeler le Prologue de notre futur drame. Celle-ci, par exemple, comme la précédente d’ailleurs, contribue à la construction du décor.

 

Violette entre, les bras chargés d’immenses tournesols, naturels ou artificiels, selon les possibilités.

 

Elle chantonne.

Le public doit  irrésistiblement penser au Rosemaryd’Ophélie avant même d’entendre :

« Voilà du romarin. C’est pour le souvenir. »

 

Un temps.

 

« Pour être sa Valentine

Tu l’éveillas tôt matin.

Il se leva, s’habilla

Pucelle je suis entrée

… »

 

Les textes ci-dessus sont extraits de Hamlet, traduction Yves Bonnefoy.

Si on le souhaite et si le personnage est interprété par une anglaise on peut donner la version originale.

 

Un temps, puis :

« Lucien. Mon doux Prince… »

 

Dinosaure et Rose candide sont entrés depuis quelques minutes.

Ils soupirent « Pauvre vieille ! »

 

 

Violette sort en dansant (pourquoi pas sur un des airs d’Ophélie d’Ambroise Thomas par Nathalie Dessay ?)

 

Noir.

 

Quand la lumière revient, le décor est changé.

Devant le cerveau, mais ne le masquant pas,  des tournesols.

Nous suggérons ceci :

 DSC00438

 

Voilà une photo qui aura fait de l’usage !

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 06:56

 

Entrés sur scène, les personnages attendront.

 

Cette attente devra être suffisamment longue--de 6 heures à une semaine selon les disponibilités de la troupe--jusqu’à atteindre une angoisse palpable.

 

Le public, qui emplira la salle peu à peu grâce à une judicieuse campagne publicitaire, devra ressentir une tension insoutenable.

 

 

 

Comme il ne s’agit quand même pas de faire fuir les spectateurs, il sera bon de prévoir un buffet convenable, des couchages décents, et surtout des spectacles variés selon les possibilités de la troupe.

 

Idéalement, si on en a les moyens,  monter Cyrano le premier jour, Hamlet le lendemain, plus tard  Le Soulier de satin, La Mouette , etc.

 

Pour une troupe moins ambitieuse, des numéros de clowns et de prestidigitation seraient bien aussi.

 

Toute latitude est laissée à l’imagination du metteur en scène.

 

 

 

Dans tous les cas, on devra alterner avec les saynètes que nous suggèrerons ici.

 

 

 

Saynète I

 

Rose candide et Dinosaure se placent au centre de la scène dans un cercle délimité par les projecteurs. Les autres personnages, dans l’ombre, resteront figés.

 

--Ils vont nous faire attendre encore longtemps ? Tu peux me dire ce que je fais ici ?

 

--Je suppose que la scène représente le cerveau de Bergeret. Je n’ai pas trouvé d’autre explication.

 

--Tu pourrais avoir raison.

 

(Long silence)

 

--Mais alors Qui sommes-nous ? Des rouages de son cerveau ? Des productions de son esprit ?

 

Les « monstres fantasques » dont il se gargarise ?

 

Mais … quel rapport avec l’ami Pierrot ?

 

On entend au loin la musique Au clair de la Lune, etc.

 

--Va savoir…

 

Si le metteur en scène souhaite enfoncer le clou, ce dialogue peut évidemment être répété en inversant les répliques des deux personnages.

 

Avant de sortir, Rose ajoutera

 

« Cerveau de Bergeret ou cerveau de l’Auteur ? »

 

Il sortent lentement esquissant quelques pas de tango.

 

Un temps.

 

Noir.

 

Un temps.

 

Lumière « normale ».

 

Apparition d’un nouveau décor au fond de la scène : une immense planche anatomique représentant un cerveau.

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 06:08

Quand le spectateur pénètre dans la salle, il découvre une scène vide.

Une dizaine de chaises sont empilées dans un coin.

Chaque personnage choisira un siège et s’installera selon l’inspiration du moment.

Pour le OFF d’Avignon, on peut prévoir une bassine d’eau où les acteurs pourront se rafraichir par aspersion.

Dans tous les cas, un buffet comportant un assortiment judicieux de boissons est recommandé.

 

Les toussotements des spectateurs  calmés, Lucien entrera, regardera vers le public qu’il comptera ostensiblement—compter sur les doigts par exemple-- ; ensuite, il choisira, avec de nombreuses hésitations, une chaise puis tournera assez longuement sur la scène avant de s’installer.

Il se figera jusqu’à l’arrivée du premier invité.

Un temps.

 

Une spectatrice se lève et monte sur la scène—un escalier approprié aura été prévu côté cour, ou jardin, ce n’est pas important--.

C’est Violette perplexe. Elle est extrêmement timide. Elle voudrait saluer Lucien qui l’ignore délibérément—il peut limer ses ongles, par exemple--. Elle hésite—mimique-- à retourner dans la salle. Le public rit. Elle prend le premier siège de la pile et s’installe le plus loin possible de Lucien.

Elle se fige.

Un temps.

 

Un couple monte sur scène. Ce sont rose candide et dinosaure.

Ils vont au bar, se servent un rafraîchissement et s’installent rapidement.

Ils parlent entre eux. On ne comprend pas ce qu’ils se disent. Fréquents éclats de rire.

C’est d’évidence un couple fusionnel.

 

Le reste du public montera sur scène peu à peu.

On essaiera de varier les entrées.

 

Dans l’ordre d’entrée en scène :

Moins de cinquante ans

Horodateur

Anonyme certifié

Un peu de sérieux qui apportera sa boisson et son propre verre

Zoé Bergeret portant le chat Sidonie et suivie du chien Riquet

Passante

Passant ayant tout lu et tout compris

 

 

Les deux derniers arrivés se disputeront la dernière chaise. Horions, à l’appréciation du metteur en scène.

La salle vidée, le spectacle commence.

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:08

L’Auteur vous parle

 

Mon projet initial prévoyait deux types de publications : des livraisons de textes brefs à dates plus ou moins régulières, des chapitres regroupant un ensemble de 10 livraisons avec mise en forme éventuelle (par exemple, la suppression des résumés des livraisons précédentes)

 

Peut-être aura-t-on observé que le chapitre 2 n’est le produit que de 9 livraisons, livraisons XI à XIX, suivies d’un commentaire sur l’absence de la dixième.

Rappelons ici ce commentaire :

 

Peut-être as-tu remarqué, Lecteur hypothétique, l’absence de la vingtième livraison de ce pharamineux feuilleton.

Certains de mes adorables commentateurs ayant manifesté leur mécontentement de l’utilisation « frauduleuse selon eux » de leurs pseudos, manifestations allant jusqu’à des appels téléphoniques aux heures les plus indues, d’autres se plaignant au contraire d’avoir été ignorés, tu comprendras, Lecteur que j’espère compatissant, que j’arrête ici, provisoirement peut-être.

Hasta la vista !

 

Et voilà comment, sans trop de fatigue, on construit une livraison de feuilleton.

Tout cela pour vous dire que la vingt-et-unième livraison devrait suivre…

 

L’Auteur vous a parlé

 

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