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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 14:50

...je n'hésite pas à faire mon miel--usons de cette expression, une fois n'est pas coutume--de cette citation de Mounir Mahjoubi

Il faudra trouver un moyen de scénariser une pluralité de tendances entre nous pour qu’il y ait un semblant de débat, . Il ne faudrait pas que le seul débouché pour les idées soit la rue.

"Scénariser" est joli et dit bien ce qu'il veut dire...

Est-il besoin de commentaire?

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 08:28

...liste pour mémoire, évidemment non exhaustive, d'expressions entendues de plus en plus souvent, dans la rue, à la radio, à la télé, à la maison aussi parfois...

faire son miel (métaphore très utilisée dans le milieu littéraire)

se nourrir de (plus fréquent chez les sportifs)

grandir (quand on a passé l'âge de croitre en taille, signifie en gros acquérir de l'expérience; par exemple, côtoyer telle star du sport international après vous avoir nourri vous fera grandir à coup sûr...)

 

 

le mental (celui des sportifs doit être l'objet de tous leurs soins, à l'égal des pieds du fantassin)

rassurer les marchés (qui devraient, me semble-t-il, suivre l'exemple des sportifs et soigner leur mental aussi fragile et délicat que celui du joueur de tennis qui se met à cogiter)

cogiter : grossière erreur pour un sportif (pour un marché, je ne sais pas...)

(peut-être à suivre)

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 12:50

La disparition de Jean-Paul nous a quelque peu tourneboulés et m’a ôté pour quelques temps l’envie de poursuivre cette chronique et cela d’autant plus que l’observation des réactions des uns et des autres—y compris les miennes--me renvoie à l’un de mes dadas  non, comme on pourrait le croire, notre attitude devant la mort qui reste une inconnue jusqu’à l’instant fatidique, mais notre comportement devant celle des autres.

J’y reviendrai à coup sûr.

Non, Dinosaure ! Ne ricane pas ! Je suis sérieux.

L’incinération de Jean-Paul aura lieu Jeudi prochain.

Le crématorium de Cornebarrieu étant saturé, ce sera à Albi.

Je n’en sais pas davantage.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 13:22

répétons-le (cliquer ici) encore une fois qui ne sera sans doute pas la dernière...

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 06:59

Aujourd’hui, chez Assouline, je relève deux commentaires signés Hamlet, un peudo qui avait disparu depuis pas mal de temps :

« Ces deux femmes ont réussi, chacune avec ses moyens, à nous mettre à l’écoute d’un cœur qui bat. La leçon d’humanité qui s’en dégage nous entraîne bien au-delà de leur sensibilité. Ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse. »

voilà une fin d’article magnifique passou !

si on devait faire le top 10 de vos meilleures fins celle-là arriverait dans les 3 premieres.

sérieux, j’ai rarement lu un truc aussi émouvant.

dans cette fin j’ai bien aimé l’expression : « la leçon d’humanité », je ne la connaissais pas, mais elle gagne à être connue, diffusée et employée à grande échelle.

« la leçon d’humanité » : une leçon on voit ce que c’est, l’humanité on peut imaginer à peu près, mais la « leçon d’humanité » j’aurais jamais cru qu’il était possible accoler ces deux mots, mais ça va plutôt bien ensemble, je vais essayer de la retenir par coeur, ou bien la noter sur mon carnet, pour la ressortir pour les fêtes de fin d’années.

j’imagine que pour repérer une « leçon d’humanité » il faut déjà savoir ce qu’est l’humanité ? va falloir que je potasse le sujet, parce qu’à ce jour je ne sais toujours pas à quoi ça pourrait bien ressembler « l’humanité », j’espère être au point pour les fêtes de fin d’années.

l’autre expression qui m’a beaucoup ému, parce que je ne la connaissais pas non plus c’est le « supplément d’âme », je vois à peu près ce qu’est un supplément, comme les suppléments qu’on donne avec les journaux le week end, je vois un peu moins ce qu’est une âme (à part celle qu’on trouve dans les violons), mais un supplément d’âme je vois pas du tout la tête que ça peut avoir, mais comme expression c’est très joli.




je vais essayer de retenir les deux pour les repas en famille de fin d’année, va falloir que je trouve le bon moment pour les sortir, je veux dire faudra éviter de parler de supplément d’âme pour parler d’un fromage, même s’il est super bon, ou lancer : « quelle belle leçon d’humanité ! » à un convive qui accepterait aimablement de me passer le poivre.

mais c’est un peu ça la culture non passou ?

utiliser des mots de sorte de laisser entendre à ceux qui les lisent qu’on en connait la signification ?

parce que pour parler d’humanité et d’âme non seulement il faut savoir ce que c’est mais j’imagine qu’il faut aussi en être doté ?

je le dis pas que pour vous passou, aujourd’hui un tas de gens dans le monde de la culture utilisent ce genre de mots et d’expression à la noix, pour laisser imaginer qu’ils en savent le sens et qu’ils en sont dotés.

à tel point qu’on note une inflation dans l’emploi de ces mots autrefois utilisés par les seuls membres du clergé : depuis que les ouailles ne vont plus à l’église d’autres on pris le relais.

à tel point que la leçon d’humanité et le supplément d’âme sont devenus la tarte à la crème de notre époque.

à tel point qu’il faudrait presque voter une loi pour en interdire l’usage, au moins tant que ces expressions n’auront pas retrouvés une certaine réalité dans notre monde, et pour le moment nous en sommes très loin.

à tel point que je me demande si l’interdiction de l’utilisation de ces mots ne permettra aux leçons d’humanité et aux suppléments d’âme de ressurgir comme par miracle.

auquel cas cela prouverait que c’est bien cette hypocrisie propre à la culture par l’emploi qu’elle de ces expressions creuses et gratuites, qui empêche le monde humain d’en faire advenir une réalité.

« Ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse. »
misère de misère j’ai oublié la délicatesse !
cette phrase rappelle des passages assez croustillants dans Tristram Shandy, dans aussi Quichotte on y parle de ce supplément d’âme qui doit tout à cette qualité rare : la délicatesse.
Dans l’HSQ de Musil aussi il est question de ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse.
chez Gombrowicz aussi, et chez Thomas Bernhard n’en parlons pas : toute son oeuvre repose et pourrait se résumer à ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse.
chez Swift aussi, dans Gulliver il est assez souvent question de ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse.
et chez Rabelais aussi.
enfin cette histoire est tellement présente chez tous ces écrivains qu’on se demande bien comment une personne sensée avoir lu tous ces livre peut le sortir sans en avoir honte.
à tel point qu’on peut se demander à quoi ça sert qu’ils aient écrit tous ces bouquins.
à tel point que s’il fallait définir la littérature en un mot se serait de dire qu’elle est un moyen de pondre une phrase sans queue ni tête du genre « ce supplément d’âme doit tout à une qualité des plus rares : la délicatesse. »
à moins bien sûr qu’il faille la prendre au second degré, comme une moquerie des habitus de ce monde de la culture qui consiste à se gaver de ce genre de formule toute faite ?

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:11

Notre marche du jour a été une longue sortie, celle que nous effectuons chaque fois que nous faisons réviser une de nos voitures et que le temps nous est propice.

Ce matin, nous avons donc abandonné la Kangoo un peu avant neuf heures au garage Renault de Revel et nous sommes partis, sacs au dos, rejoindre la rigole juste derrière le lycée sur la route de Sorrèze puis, après avoir longé le stade à la limite de Sorrèze et de Revel nous sommes montés à Saint Férréol où nous sommes arrivés vers dix heures.

Pause café au premier restau rencontré.

Promenade tranquille jusqu’à la digue.

Lac presque vide.

Descente vers la « maison de l’ingénieur » et le restau qui s’y est installé. Fermé aujourd’hui.

Retour au lac--au pas de promenade, toujours tranquille--par le chemin sous la digue, bien à l’ombre.

Pause au bord du lac.

Peu d’eau. Les canards et les oies ont déserté.

Nous avons déjeuné à l’Ardoise. Pas mal.

Peu de clients. Nous sommes en fin de saison.

Nous avions cependant des voisins assez proches pour pouvoir les entendre, même si je ne les voyais pas directement.

Je ne serais peut-être pas en train de vous raconter ceci s’il ne s’était agi de la répétition d’une scène déjà vécue à Avignon cet été.

Il s’agissait, dans les deux cas, d’un couple dans la petite trentaine.

J’entendais la dame qui parlait, parlait—de quoi ? peu importe-- ; elle souhaitait d’évidence connaitre l’opinion de son interlocuteur ; elle s’interrompait ; nulle réponse ; puis elle reprenait son discours…

C’est alors que je risquais un regard aussi discret que possible, m’attendant bien à ce que j’allais voir : l’élément mâle du couple ne manifestant aucun intérêt pour la conversation en cours, madame équipée jusqu’aux oreilles d’un « kit mains libres ».

Madame téléphonait et cela a duré jusqu’à la fin du repas.

J’ai souvent entendu critiquer dans ma jeunesse les maris qui lisaient le journal pendant les repas…

Nous progressons.

Nous vivons dans un monde moderne.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 10:14

Ce matin, comme souvent, je bloguenaudouillais sans penser à mal du côté de chez celui qui se dit "Fou de Proust" quand je tombe sur un commentaire d'un certain Youille qui --oh! bien inconsciemment! Comment pourrait-il savoir?--risque de me faire replonger...

et pourtant...

...en Juillet 2003, enfin à la retraite, j'ai juré de tirer un trait définitif sur le passé...

J'ai donc arrêté le tabac et J'AI INTERDIT à mon fils de m'envoyer quelque jeu mathématique, quelque théorême à démontrer que ce soit...

Et voilà que ce matin, bloguenaudouillant innocemment, dans le dernier des endroits où un théorême sournois était susceptible de se cacher, je tombe sur cette horreur :

Quel que soit l'entier à partir duquel on construit la suite obéissant, à chaque pas, à la règle :

suivant=n/2 si n, le dernier obtenu, est pair

Suivant=3n+1 si n est impair

on tmbera plus ou moins vite sur la suite 1,4,2 qui, évidemment, se répétera indéfiniment...

Et flute! Je vais penser à autre chose!

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 09:26

Les associations d’idées qui font resurgir du fond de la mémoire des souvenirs que l’on croyait perdu, ça m’épatera toujours…

Parti pour vous parler du Festival d’Avignon 2016 ou du moins de ce que j’en ai pu voir, voilà qu’un bref aperçu des tours de Carcassonne me renvoie pêle-mêle à mes premiers contacts avec le théâtre, à un souvenir soixante-huitard qu’il me faudra peut-être approfondir, à notre premier voyage en Espagne—notre premier ensemble, son premier, mon quatrième je crois, peut-être un jour vous parlerai-je de mon premier avec ma grand-mère paternelle qui pouvait enfin revoir son pays natal pour la première fois depuis près de vingt ans—et aujourd’hui à notre deuxième voyage en Espagne, en Juin 1971.

Nous avions décidé de partir camper en Juin, sans organisation préalable et sans but à notre habitude en ce temps-là… On verrait toujours…

Sans but, à l’aventure, il n’était pas question d’embarquer notre fils de deux ans dans cette expédition ; en Juin, ni mes parents ni mes beaux-parents ne pouvaient se charger de lui ; restait "la nounou" qui nous proposa de le garder en pension complète pendant nos deux semaines de congé.

Madame A. était parfaite, nous lui avons abandonné le bébé sans hésitation, même s’ils étaient en plein déménagement, même s’il allait être « trimballé » dans d’incessantes allées-venues entre Paris et Orléans…

Nous étions de jeunes parents totalement inconscients, totalement insouciants…

Rassurez-vous ! Tout s’est bien passé !

À Paris, Il pleuvait.

Nous avons pris la route du Sud…

Pluie sur tout le Sud de La France.

Une nuit chez mes beaux-parents du côté de Montpellier, puis direction Barcelone.

À Barcelone, il pleuvait.

Pas question de camping, nous avons trouvé un hôtel.

...cap sur Valencia où le temps était plus que maussade.

Une nuit au camping—officiel cette fois—de la plage du Saler.

Quelques jours à Alicante où nous avons enfin trouvé un beau temps stable…

Puis Murcia avec une canicule suffocante…

tout ce que nous avons vu de Murcia vers midi : pas un chat sur la place nous avons fui vers...

tout ce que nous avons vu de Murcia vers midi : pas un chat sur la place nous avons fui vers...

Granada où nous avons passé plusieurs jours :

Alhambra vu, revu...

Une soirée flamenco frelaté spécial touriste, mais qu'importe?

Un bref passage à Cadiz.

Un pèlerinage filial à Malaga

Le temps venu, nous sommes « remontés » vers le Nord ; nous avons retrouvé la pluie à partir de Barcelone….

puis notre bébé….

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 11:53

Les Dieux de l'Olympe m'en sont témoins, je suis de ceux qui ne prennent pas BHL pour un Grand Homme, ni même pour un grand intellectuel, mais...

je ne suis pas d'accord avec ceux qui se gaussent parce que, se fiant aux sondages, il a cru naïvement que le résultat était acquis; les philosophes eux-mêmes peuvent être naïfs après tout et ne sont pas tenus de connaitre l'avenir mieux que le commun des mortels...

ce qui me fait sourire, c'est l'heure du TWEET, aux petites heures, c'est l'évidente précipitation, c'est le désir d'être LE PREMIER à faire SON ANALYSE et quelle analyse!...

Défaite probable du Brexit. Déroute, donc, des souverainistes, des xénophobes, des racistes. Reste, maintenant, á refonder l'Europe.

c'est la manie du TWEET, de la réaction obligatoire en temps réel qui semble avoir définitivement gagné ce qu'il est convenu d'appeler "l'élite".

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 16:32

Je ne sortirai pas exagérément du sujet qui m’occupe depuis quelques jours en parlant ici d’un auteur que le Bac Français 2016 vient de tirer de l’obscurité, un auteur dont on n’avait jamais tant parlé chez Assouline, un auteur que, comme chacun sait, j’aime lire, Anatole France enfin.

Beaucoup disent, à raison selon moi, que son style est suranné, que ce n’est pas de la Littérature ; certains ajoutent, à tort à mon avis, qu’il est donc souhaitable de l’oublier.

Pour ma part, je le lis pour au moins deux raisons, peut-être étrangères à la Grande Littérature mais qui ne me paraissent pas négligeables : le plaisir que cette lecture me procure et l’engagement politique de l’auteur, engagement indissociable de son œuvre à partir de l’Affaire Dreyfus.

Cela dit, la discussion chez Assouline m’amuse quelque peu.

Plusieurs fois depuis que je fréquente son blog, Assouline ayant évoqué France n’a pu s’empêcher d’ajouter « Qui lit encore Anatole France ? », remarque qui n’a suscité d’autre commentaire que celui-ci, de Lucien Bergeret « Qui lit encore Anatole France ? Moi »

Or, son dernier article, provoqué par l’événement « Bac Français » est plutôt élogieux pour l’écrivain engagé Anatole France et, curieusement, les commentaires sont bien moins souvent hors sujet qu’à l’habitude et on se prend à penser « Tiens ! Ils en ont tous lu au moins une partie ! Oh ! Sans doute pas très récemment mais plus que je n’aurais cru… »

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