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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:14

Les fleurs du pommier du japon et des lauriers-tin ne sont plus guère qu’un souvenir.

Fleurissent maintenant, outre les lilas, le marronnier, l’aubépine et les tamaris…

C’est moi qui ai planté le marronnier il y a maintenant une quinzaine d’année après en avoir observé de fort beaux dans les villages voisins ce qui me parut d’un bon augure pour cet arbre qui représente, au même titre que les lilas, beaucoup pour moi.

 

Il y avait un marronnier et deux lilas, un blanc et un « lilas », dans le jardin de mon enfance.

 

Cela amusait beaucoup Jean-Paul

« Je croyais que tu vomissais la famille et les racines, Lucien » me chambrait-il encore il y a tout juste un an…

Les lilas et les tamaris étaient déjà là en Septembre 89.

Il y avait aussi une énorme aubépine, au coin Sud-Est du jardin, mais elle est morte quelques années plus tard à mon grand regret. Heureusement, les oiseaux qui hantent nos haies—il faudra décidément que je vous reparle de nos haies—nous en ont implanté une nouvelle, mieux placée, qui devient magnifique et qui fleurit superbement en ce moment.

À part ça ?

Quelqu’un qui me touche de près a 76 ans aujourd’hui.

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 13:35

Depuis près d’une semaine, les lilas fleurissent.

 

Premier contact...(suite 9)

Nous avions souvent remarqué leur présence dans les haies vives autour de Toulouse—je parle des haies traditionnelles, non des haies-murs à essence unique à pousse rapide, taillées au cordeau qui délimitent généralement les nouvelles habitations-- ; Monsieur G. nous en avait signalé quelques-uns parmi les buis dont un qu’ils avaient laissé pousser jusqu’à la taille d’un arbre, presqu’aussi haut que la maison, proche—trop proche-- de la fenêtre de la cuisine et contribuant pour une large part à l’obscurité qui régnait dans cette pièce où je t’ai abandonné, Aimable Lectrice, depuis maintenant trop longtemps.

Depuis ce temps-là, nous avons planté d’autres lilas sur le terrain ; nous en avons même transplanté un, précisément ce grand lilas qui obstruait la fenêtre de la cuisine, mais nous reparlerons de lui plus tard…

 

Revenons en Septembre 89.

À gauche de la cheminée, une ouverture dont j’ai oublié si elle comportait ou non une porte—cela importe peu—donnait sur une pièce encore plus sombre dans laquelle, probablement pour les besoins de la dernière génération qui ne se satisfaisait plus des « cabinets » dans le jardin et de la toilette à la pompe, on avait enclavé un espace « salle d’eau » où étaient logés au plus juste des « toilettes » modernes, une douche et un lavabo. Cette salle d’eau bénéficiait de l’unique fenêtre de la pièce initiale dont le reste, servant de débarras, était plongé dans une obscurité profonde.

 

Après cette arrière-cuisine-débarras-toilettes, nous avons visité une dernière pièce, chichement éclairée, ayant autrefois servi de chambre, grossièrement dallée comme l’entrée, dont la dernière utilisation avait été d’évidence l’atelier de la maison et qui ouvrait sur l’extérieur.

(Suite de la visite plus tard : on n’est pas rendus !)

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:53

En 2016, pour la première fois depuis des années, aucun rouge-queue—rouge-queue noir pour être précis—n’a tenté de construire un nid sur les poutres de ce que nous nommons pompeusement « la terrasse ».

Nous avions pris l’habitude d’observer les efforts de ces oiseaux—assez peu farouches--, efforts que nous savions presqu’à coup sûr voués à l’échec par l’inclinaison de nos poutres d’une part et par la malignité du vent d’autan de l’autre.

Cela s’est-il finalement dit dans le petit monde des rouges-queues noir ?

En 2011 et 2012, j’ai plusieurs fois eu l’occasion d’observer des chardonnerets sur notre terrain.

Plus aucun depuis.

Au tout début de notre installation, il y avait une chouette blanche dans les combles du « Pôle Nord » qui, dérangée par notre présence, s’en est allée peu après…

N’allez pas en déduire que tous ont déserté…

 

Mésanges charbonnières, rouges-gorges, merles, fauvettes, pies, sans parler de ceux que je ne suis toujours pas parvenu à identifier…

 

Beaucoup d’éperviers et de faucons crécerelles, mais ceux-là ne s’approchent pas…

Il est un oiseau de nos contrées que je ne connais que par l’image : le bouvreuil.

Serait-il absent du Sud de la France ?

À moins que…

…qu’il me soit arrivé une fois ou l’autre de m’exclamer « Oh ! Quel drôle de rouge-gorge !... »

Pas impossible.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:17

...ce blog poursuit sa fonction première : parmi quelques foutaises, fadaises, niaiseries--ou monstres fantasques si vous préférez--, des repères importants sur ma vie, la vraie pour suppléer à ma mémoire à qui je n'accorde plus le crédit dont elle jouissait autrefois...

Mercredi 29 Mars, nous sommes retournés en ville : coupe de cheveux et Ombres Blanches.

3 Collins

1 Dickens inconnu de moi

1 Gadda

un essai sur "L'invention des origines médiévales de l'Europe"

 

J'allais oublier L'homme des vallées perdues d'un certain Jack Schaefer dont j'ignore tout.

J'en ai évidemment vu, il y a de cela presqu'une vie, l'adaptation cinématographique avec Alan Ladd et Jean Arthur.

Jack Palance était le tueur.

Un siècle que je n'ai pas revu un film avec Alan Ladd, pourtant le cow-boy que j'ai le plus rencontré dans mon enfance.

Shane.

Dimanche 26 Mars, j'ai terminé le rangement de la deuxième, dernière pour cette année, livraison de bois : 6 stères en 40cm.

Cette semaine, hors Mardi bleu, fut une semaine rouge.

La température extérieure étant élevée, je n'ai pas allumé les poêles.

Peut-être ce soir, celui de la pièce télé et la cheminée de la cuisine? On verra.

Rappel : notre précédente sortie en ville date du 7 Décembre.

 

À part ça? Invasion de primevères sur la Rigole de la plaine.

Les violettes sont encore là.

Nombreuses euphorbes des bois.

Mes lauriers-tins fleurissent franchement.

La floraison des pruniers touche à sa fin.

Vu ce matin une chenille de la pyrale du buis. Surveiller.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 10:40

Je ne répéterai jamais assez ces mots de Montaigne extraits du premier Livre des Essais, plus précisément du chapitre VIII intitulé De l’oisiveté, ceux-là même qui encadrent ce blog et dont je ne me lasse pas tant ils décrivent exactement l'état de mon esprit tel qu'il était à l'ouverture de ce blog et tel qu'il demeure:

Dernièrement que je me retirai chez moi, délibéré autant que je pourrai, ne me mêler d'autre chose que de passer en repos et à part ce peu qui me reste de vie, il me semblait ne pouvoir faire plus grande faveur à mon esprit, que de le laisser en pleine oisiveté, s'entretenir soi-même, et s'arrêter et se rasseoir en soi : ce que j'espérais qu'il peut meshui faire plus aisément, devenu avec le temps plus pesant et plus mûr. Mais je trouve, qu'au rebours, faisant le cheval échappé, il se donne cent fois plus d'affaire à soi-même qu'il n'en prenait pour autrui ; et m'enfante tant de chimères et monstres fantasques les uns sur les autres, sans ordre et sans propos, que pour en contempler à mon aise l'ineptie et l'étrangeté, j'ai commencé de les mettre en rôle, espérant avec le temps lui en faire honte à lui-même.

C’est ainsi que, après avoir infiniment attendu sur le seuil de notre future demeure, je me suis attardé encore dans le couloir d'entrée avant de gravir enfin les deux marches qui donnent accès à la cuisine.

Mille sujets me sollicitaient comme la discussion avec Marc soutenant son poulain Fillon au motif « qu’il n’y avait aucune honte à s’habiller avec élégance ni à penser à ses propres affaires » et de citer Richelieu sans s’embarrasser de quelques contresens pourtant évidents, comme l’envie d’expliquer à moi et aux autres l’intérêt que je trouve au blog d’Assouline, comme ces questions qui me venaient sur nos briques : celles des murs et des piliers de l’entrée sont assurément des foraines, mais celles qui pavaient l’entrée étaient, me semble-t-il plus épaisses(à vérifier : il en reste dans l’atelier et dans l’appentis dont nous avons fait le « local poubelle »)

L’inquiétude de nos vendeurs était manifeste.

Je ne sais plus—et sur ce point Charlotte n’a pu m’éclairer—si c’est à ce moment-là que Monsieur G. a fait observer que c’était un peu sombre.

C’était pourtant une soirée d’été, les deux fenêtres, orientées à l’Ouest, laissaient entrer le soleil, ce n’était pas le pire moment mais c’était très sombre.

Le plafond, anormalement bas, et les poutres étaient entièrement recouverts d’un lambris peint en marron foncé. Le crépi des murs, peut-être moins lépreux que dans les pièces précédemment visitées était badigeonné dans une couleur incertaine tirant vers le « jaune pipi » selon Charlotte. Il était protégé derrière l’évier de ce revêtement, « jaune pisseux » également, en plastique et en imitation de carrelage que l’on trouvait dans les années 50.

 

Mais ce qui m’avait frappé dès l’entrée, c’était, occupant presque tout le mur d’en face, une grande cheminée comme j’en avais vu dans presque toutes les fermes de mon enfance, de ces cheminées qui tirent mal et qui vous obligent à garder une porte entrebâillée pour éviter d’être enfumé.

Celle-ci avait été bricolée pour assurer un bon tirage par l’insertion d’un bâti, crépi comme les murs et peint dans les même teintes pisseuses que le reste de la pièce, qui constituait, à l’intérieur de la construction d’origine, une cheminée parfaitement fonctionnelle comme nous l’a assuré Monsieur G., encore une fois terriblement gêné parce que parfaitement conscient de la « mocheté » de l’ensemble.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:17

Au moment de découvrir la cuisine, j’hésite un instant; il me semble avoir oublié une pièce.

Charlotte, interrogée, confirme cette impression.

 

« Il nous a fait traverser la chambre de droite pour nous montrer la pièce contigüe qu’il appelait la chambre supplémentaire»

 

C’est bien ce que j’ai failli négliger dans la reconstitution de notre première visite, ce que nous nommerions plus tard « Pôle Nord ». Il s’agissait d’un ajout fait à la maison dans les années 50 dont je me bornerai à dire qu’il fit parti, avec l’étable, de la portion que nous ferions démolir et reconstruire dix ans plus tard (deuxième tranche de travaux : 1999-2002)

Autre mise au point : j’ai parlé de dalles pavant le sol de l’entrée alors qu’il s’agissait de grosses briques, briques dites « de Toulouse » ou « foraines » probablement.

La visite de la cuisine sera décidément pour le prochain épisode.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:01

Les G… avaient repoussé le plus longtemps possible l’instant de vérité, mais nous y étions.

Nous avions franchi le seuil.

Nous avions déjà visité d’autres fermettes, plus ou moins bien « retapées », mais là…

S’il n’y avait eu l’emplacement, le terrain—le plus grand qui nous ait été proposé—nous ne serions, je crois, pas allé plus loin. Pour moi, j’étais décidé à abandonner, mais Charlotte a tenu à tout visiter.

Charlotte n’est pas femme à renoncer pour quelques lézardes ou quelques taches d’humidité.

 

Nous avons donc commencé par les pièces « habitables », plus exactement les pièces dans lesquelles avaient vécu les précédents occupants.

Il y avait deux chambres qui se faisaient face, de part et d’autre de l’entrée, un couloir long de cinq mètres large d’un peu moins de deux mètres. Ces pièces, sans être immenses, n’étaient pas petites, de l’ordre de cinq mètres sur 5. Si les plâtres des murs et des plafonds étaient miteux, l’état des parquets avait de quoi inquiéter l’éventuel acheteur, particulièrement celui de la pièce de gauche que l’on pouvait dire pourri et qui fit avec le toit de « la cave » la première tranche de travaux sérieux, la tranche 1994.

Le sol de l’entrée, extrêmement rustique, était fait comme je crois l’avoir déjà dit de grosses dalles inégales et mal jointoyés sous lesquelles il m’est arrivé de faire d’amusantes découvertes, une famille de salamandres par exemple.

Le couloir d'entrée conduisait par deux marches à la cuisine.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:23

« Fermette dans son jus » disait l’annonce.

Je dois vous avouer que c’était la première fois que je rencontrais cette expression :

« dans son jus »

Cela, il faut bien le dire, ne me disait rien qui vaille et l’état du pilier gauche de l’entrée correspondait assez à l’idée que je me faisais alors d’une habitation « dans son jus ».

Le jus de la fermette

Je devais apprendre par la suite que notre fermette n’était aucunement « dans son jus », c’est-à-dire « d’origine, sans restauration ni remise en état », les emplâtres sur le pilier gauche comme sur de nombreux points faibles des murs en témoignaient.

Mais n’importe !

 

Nous avons franchi le seuil.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 14:55

"Il n'a pas survécu à l'ouverture de la chasse" me dit mon compagnon...

Où est passé le lapin qui squattait notre terrain? (suite)

Je préfère penser qu'il vit plus loin là et qu'il est heureux...

Je n'ai surtout pas dit "dans un monde meilleur"!

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:55

Plus d'une semaine que nous sommes rentrés et nous ne l'avons pas revu.

Il est vrai que les jardiniers sont venus en notre absence commencer le débroussaillage qui s'imposait...

Notre territoire a cessé d'être le jardin d'Eden d'il y a deux semaines...

Il reste pourtant pas mal de broussaille...

Nous n'avons fait nettoyer que les abords de la maison et le grand jardin...

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