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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:06

Il y a quelques jours, presqu’une semaine, j’évoquais ici une furieuse envie de parler d’une année particulière de ma vie, une année où les événements importants me paraissent plus nombreux que la normale, une année où les repères de datation sont indéniablement bien flous; peut-être ceci s’est-il produit un an plus tôt, peut-être cela l’année suivante et à quelle sorte d’année appartient celle que j’ai en tête : année légale, année scolaire ou encadrement de mon quatrième anniversaire ?

J’ai donc commencé une liste des événements que j'ai l'habitude d'évoquer en commençant invariablement par "J'avais quatre ans quand..."

J’avais quatre ans quand nous avons eu la coqueluche, ma petite sœur et moi, mais aussi le bébé de ma tante qui n’a pas survécu…

 

J’avais quatre ans quand mon père est revenu avec, pour moi, un petit fer à repasser qui se branchait « pour de bon » et qui me permettait de repasser « en vrai » mes mouchoirs…

 

J’avais quatre ans quand J’ai fait ma première entrée à l’école…

 

J’avais quatre ans quand le Père Noël m’a apporté mon vélo rouge, avec une bonne semaine de retard, en passant par la fenêtre de la salle à manger—il n’y avait pas de cheminée chez mes grands-parents--, nous alertant par un bruit de chute « pas grave » selon mon grand-père qui était allé se rendre compte (je n’ai jamais su s’il avait eu le temps d’apercevoir « Papa Noël »)…

 

J’avais quatre ans quand mon grand-père préféré est mort…

 

J’avais quatre ans quand je me suis blessé juste sous l’œil gauche, là où vous pouvez encore apercevoir une minuscule cicatrice, tout près de la tempe…

 

J’avais quatre ans quand on a pu supprimer les « petites roues » de mon vélo rouge et que j’ai su rouler comme les grandes personnes…

 

J’avais quatre ans quand le frein de mon vélo m’a vilainement blessé, marquant pour toujours ma cuisse de la balafre elliptique que vous pouvez encore voir…

 

…et puis, je me suis dit que c’était là un sujet pour Charlotte.

C’est ça ! Que Charlotte s’y colle !

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 09:26

Les associations d’idées qui font resurgir du fond de la mémoire des souvenirs que l’on croyait perdu, ça m’épatera toujours…

Parti pour vous parler du Festival d’Avignon 2016 ou du moins de ce que j’en ai pu voir, voilà qu’un bref aperçu des tours de Carcassonne me renvoie pêle-mêle à mes premiers contacts avec le théâtre, à un souvenir soixante-huitard qu’il me faudra peut-être approfondir, à notre premier voyage en Espagne—notre premier ensemble, son premier, mon quatrième je crois, peut-être un jour vous parlerai-je de mon premier avec ma grand-mère paternelle qui pouvait enfin revoir son pays natal pour la première fois depuis près de vingt ans—et aujourd’hui à notre deuxième voyage en Espagne, en Juin 1971.

Nous avions décidé de partir camper en Juin, sans organisation préalable et sans but à notre habitude en ce temps-là… On verrait toujours…

Sans but, à l’aventure, il n’était pas question d’embarquer notre fils de deux ans dans cette expédition ; en Juin, ni mes parents ni mes beaux-parents ne pouvaient se charger de lui ; restait "la nounou" qui nous proposa de le garder en pension complète pendant nos deux semaines de congé.

Madame A. était parfaite, nous lui avons abandonné le bébé sans hésitation, même s’ils étaient en plein déménagement, même s’il allait être « trimballé » dans d’incessantes allées-venues entre Paris et Orléans…

Nous étions de jeunes parents totalement inconscients, totalement insouciants…

Rassurez-vous ! Tout s’est bien passé !

À Paris, Il pleuvait.

Nous avons pris la route du Sud…

Pluie sur tout le Sud de La France.

Une nuit chez mes beaux-parents du côté de Montpellier, puis direction Barcelone.

À Barcelone, il pleuvait.

Pas question de camping, nous avons trouvé un hôtel.

...cap sur Valencia où le temps était plus que maussade.

Une nuit au camping—officiel cette fois—de la plage du Saler.

Quelques jours à Alicante où nous avons enfin trouvé un beau temps stable…

Puis Murcia avec une canicule suffocante…

tout ce que nous avons vu de Murcia vers midi : pas un chat sur la place nous avons fui vers...

tout ce que nous avons vu de Murcia vers midi : pas un chat sur la place nous avons fui vers...

Granada où nous avons passé plusieurs jours :

Alhambra vu, revu...

Une soirée flamenco frelaté spécial touriste, mais qu'importe?

Un bref passage à Cadiz.

Un pèlerinage filial à Malaga

Le temps venu, nous sommes « remontés » vers le Nord ; nous avons retrouvé la pluie à partir de Barcelone….

puis notre bébé….

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:26

Ce matin, m'intéressant à cet intéressant cours qui traite de la Mémoire, un de mes dadas comme chacun sait, et qui précède celui dont je vous conseillais hier la lecture, je découvre en fin de texte le nom de Sejan; m'intéressant alors à ce dernier, par un de ces recoupements dont Google a le secret, je tombe sur Tibère et de Tibère en Macron...

Serait-ce possible?

Notre Emmanuel pourrait-il être un descendant de ce préfet dont je dois avouer ne connaitre que d'aujourd'hui l'existence qui fut accusé, avant Caligula semble-t-il, de l'assassinat par étouffement de Tibère?

Invraisemblable, non?

Pour changer, un autre conseil de lecture : j'ai beaucoup aimé le chat professionnel .

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 07:08

Il y a déjà près de deux ans, dans la rubrique jeux de mémoire , j’évoquais un souvenir contesté par ma raison et pourtant peut-être, tant ma mémoire m’affirme qu'elle a raison, pas si faux qu’il y parait : il s’agissait de la date de mon entrée en sixième.

Voici un autre souvenir, plus ancien, beaucoup plus difficilement vérifiable, tout aussi affirmé par ma mémoire et infirmé par ma raison.

C’est un souvenir de 11 Novembre ; pour l’année, je ne puis être aussi affirmatif mais ce ne pouvait être que 1949 ou 1950 : ce n’était pas ma première année à C. et ma petite sœur n’était pas encore scolarisée.

En ce temps-là, pour la commémoration de l’Armistice—de 1918 évidemment--, les enfants des écoles participaient aux cérémonies au Monument aux Morts par l’exécution, après le discours du maire, du chant patriotique répété chaque jour depuis la rentrée scolaire.

Cette année-là, le choix de notre institutrice a fait scandale. De cela, je suis sûr.

Certes, il y a eu scandale, mais est-il possible qu’elle ait choisi de nous faire chanter

« Maréchal, nous voilà! »?

Ma raison : Impossible, évidemment ! Comment imaginer qu’elle ait pu courir le risque d’être radiée de l’Education Nationale, car c’était bien ce qu’elle risquait, n’est-ce pas ?

L’avocat de ma mémoire : Le risque était-il si grand ? Cela ne se passait pas dans une grande ville où la presse aurait immédiatement réagi, mais dans un très petit village, au fin fond du département, où il aurait fallu quelqu’un pour informer le Rectorat… Il n’est pas sûr qu’il s’en serait trouvé un…

Il faut savoir que, parmi les anciens de 14—et ils étaient alors encore nombreux—beaucoup admiraient Pétain et étaient indignés de sa condamnation…

Je ne sais pas et je ne saurai jamais. Ceux qui savaient sont morts pour la plupart et je ne me risquerai pas à poser la question aux survivants…

Cela s’est peut-être passé comme dans mon souvenir…

Peut-être mon cerveau a-t-il construit tout cela… Il en est capable.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 13:14

J’ai hésité pour le classement de cet article entre les rubriques Confidences et Dadas ; j’ai opté pour les dadas ; ce serait évidemment dans la sous-rubrique Mémoire s’il était possible d’ouvrir des sous-rubriques. Il faudra décidément, si je ne veux pas allonger exagérément ma liste de rubriques, modifier la liste actuelle.

 

Foin de bavardages et écrivons-le cet article qui sera donc classé dans Les dadas de Lulu.

 

 

 

Hier soir, j’ai vu à la télé le film La loi sur la loi Veil, plus précisément sur le vote à l’Assemblée de la loi qui a légalisé ce que jusque-là on appelait avortement et qui est devenu Interruption Volontaire de Grossesse.

 

Je n’écris pas une critique cinématographique : je n‘en ai pas la compétence ; au mieux pourrais-je dire que la comédienne incarnant Simone Veil était convaincante, que je n’en dirais pas autant de ceux qui jouaient Lecanuet, Michel Debré ou surtout Chirac, mais qu’importe? Ce qui m’intéresse ici, c’est encore une fois la Mémoire, le retour quarante ans en arrière, c’est le rappel de noms qui avaient accompagné ma jeunesse et que j’avais presque oubliés Edgar Faure, Deferre, Lecanuet, Poniatowski, …, Claudius-Petit--complètement oublié celui-là, je me rappelle avoir longtemps cru, comme beaucoup sans doute, que Claudius était son prénom--, …

Ce qui m’intéresse avant tout c’est que j’avais presque oublié—pas oublié certes, mais le souvenir en était endormi--ces événements que j’ai vécu d’assez près et avec tant d’intensité—souviens-toi des altercations avec les adversaires de la légalisation—, que j’étais presqu’aussi surprise que mes petits-enfants que cela soit arrivé il y a seulement quarante ans, pas au Moyen-Age…

 

Quand la loi Veil a été adoptée, j’avais trente et un ans; douze ans plus tôt, j’avais connu le drame de la grossesse non désirée; j’avais eu la chance de pouvoir « me payer le voyage » dans un pays voisin.

 

Tiens ! J’oubliais ! Bernard Menez en Claudius-Petit ! Pourquoi pas ?

 

 

 

 

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:06

De retour de notre sortie du jour, je constate qu'Assouline est passé à Truffaut ce qui me fait penser à rechercher la liste complète des films de François T.
Je croyais qu'il ne manquait à ma petite cinémathèque personnelle que L'Amour à vingt ans et je découvre l'existence d'un film inconnu Tire au flanc 62.

Je me souvenais avoir vu dans mon enfance, à l'époque du "cinéma paternel" une version de Tire au flanc qui ne saurait être de Truffaut.

Il semblerait que cela ait été un film muet de Renoir.

Il est possible d'ailleur que je crois l'avoir vu simplement parce que l'affiche est longtemps restée dans la "salle". C'était probablement un peu trop leste pour que ma mère m'ait donné l'autorisation de le voir.

 

À vérifier dans la mesure du possible.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 11:29

Dans la rubrique « dadas » section Mémoire, ne pas oublier les livres que l’on croit avoir lus, les films que l’on croit avoir vus pour en avoir entendu parler très souvent, les livres et les films que tout le monde connait, dont tout le monde parle et dont on s’aperçoit un beau jour qu’on ne les avait jamais lus, jamais vus…

 

J’ai ainsi vu récemment À l’Ouest rien de nouveau qui n’avait rien à voir, mais alors rien du tout, avec ce que jusque-là je croyais connaitre.

 

 

 

Je suppose que c’est ce film que Zaza avait vu lorsqu’elle était exilée à Berlin.

 

Il n’a rien perdu de sa force.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 06:53

Je suis de la génération qui a été nourrie au « par cœur ». Te souviens-tu?

 

Parce que cela m’était facile, ce fut tout de suite un jeu. Te souviens-tu ?

 

Six ans. Oscar le petit canard définitivement associé à la cuisine de M., la cuisine que je ne reverrai jamais. Oscar, Tante Zulma, la petite Josette. Une page, lue une fois, retenue aussitôt.

Il m’en reste ceci, une déclamation de tante Zulma, récemment retrouvé sur le NET, à nouveau gravé dans ma mémoire :

Et ta sœur dit le percepteur

Heure qui teinte tous les quarts d’heure

Difficulté d’avoir du beurre

Mélancolie des ascenseurs

Horreur !

Stupeur !

Vapeur !

Vers huit ans. Cyrano dont j’ai assez rapidement connu tous les rôles déclamés dans ma chambre dès que je pouvais m’isoler avec une préférence évidente pour « les Nez » et la « Ballade du Duel qu’en l’Hôtel Bourguignon Monsieur de Bergerac eut avec un bélitre—Qu’est-ce que cela Monsieur ?—C’est le titre ». Tout ce qu’il m’en reste.

De l’Aiglon, la tirade de Flambeau. Complètement oubliée.

Passons sur les Fables et autres récitations de l’école primaire, sur les extraits des classiques du premier cycle du Lycée—nous ne parlions pas de collège ; en ce temps-là les petites classes pouvaient avoir des profs qui enseignaient aussi dans les grandes; c’est une autre histoire—

 

Le théatre du Lycée.

Mara « la noire ».

Maria Pineda—j’avais fait pleurer ma prof d’histoire--.

L’autre pièce dont j’ai perdu jusqu’au titre…

C’était le temps où j’avais l’ambition de devenir comédienne.

 

J’avais seize ans.

 

 

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:49

Je ne cesserai de le répéter : la mémoire est une drôle de chose.

 

Un exemple parmi tant d’autres : depuis des décennies, je sais avec une certitude absolue—certains qui aiment à utiliser à tort plus souvent qu’à raison un vocabulaire technique qu’ils ne maitrisent pas --mais c’est la mode n’est-ce pas-- vous diraient « sûre à 99% » ou 95 peut-être—que je suis entrée en sixième le 3 Octobre 1953.

 

Eh bien ! Ce serait impossible. Impossible? Improbable assurément.

 

Voyons les faits.

La rentrée 53 aurait eu lieu—et ce fut la première dans ce cas-- en Septembre. Exact. J’ai pu vérifier.

Mais…

Je crois me rappeler—mais, encore une fois, s’agit-il là d’un souvenir réel ou d’une reconstruction de l’histoire a posteriori ?-- je crois me rappeler, disais-je, ma déception lorsqu’à la fin de l’été 53 on nous annonça que l’internat ouvrirait avec du retard ; j’attendais avec une telle impatience cette expérience que j’imaginais à la lumière de l’Espiègle Lili ! Grande devait être ma désillusion ! Mais c’est une autre histoire.

Il n’est donc pas impossible que la rentrée ait eu lieu pour moi en Octobre.

Mais le 3 ? J’en doute.

Un calendrier de 1953 m’affirme que le 3 Octobre 1953 était un Samedi.

 

Peut-on supposer que l’on ait imposé sans raison à des enfants de 10 ans de passer un Dimanche entier hors de leur famille ?

 

Je me trompe, c’est sûr.

 

La mémoire est décidément une drôle de chose.

 

 

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 14:17

La mémoire est une drôle de chose ; je l’ai déjà dit souvent ; je le sais depuis longtemps et le temps qui passe en témoigne chaque jour.

 

Je tiens un registre régulièrement mis à jour du contenu de ma bibliothèque mais je ne l’emporte pas avec moi quand je visite mon libraire préféré; je possède ainsi quelques doublons que j’offre généralement à mon fils. Ainsi, la semaine dernière, ai-je racheté Les Larrons de Faulkner.

 

Comme il était question de Modiano chez Paul Edel, comme ce qui se disait me donnait grande envie de le relire—question de Mémoire particulièrement--, je suis allée chercher LE livre de Modiano qui figurait déjà dans ma bibliothèque, celui que j’étais sure d’avoir  Du plus loin de l’oubli.

Avec lui, j’ai trouvé L’horizon, Livret de famille, La ronde de nuit.

 

Je me souviens maintenant de les avoir lus.

 

Drôle de chose vraiment que la mémoire.

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