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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 17:58

Pourquoi, malgré mon hostilité à Internet, ai-je finalement ouvert ce blog ?

Je pourrais donner plusieurs raisons, mais le mobile unique s’appelle curiosité.

 

Cela a commencé voilà un an avec la lecture de L’autofictif de Chevillard ; j’entends la lecture du livre issu de  son blog.  Le livre terminé, je suis allé lire la suite sur écran.

Ensuite… J’ai ouvert un lien vers La république des Livres que les habitués appellent le blog à passou … puis d’autres liens…

 

J’ai parfois été tenté d’entreprendre une étude sociologique de ce que nous appellerons « personnages virtuels », mais mon hostilité à Internet reste la même.

 

 

Et puis j’ai ouvert ce blog pour voir ce qu’il en adviendra.

Absence définitive de réactions ?

Insultes ?

Divine surprise ?

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:51

Qui sait.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:54

Quel auteur dans cette liste d'auteurs ?
Quel titre parmi ces Oeuvres ?


Tu as quelquefois trouvé Flaubert vulgaire par certains côtés dans sa correspondance. Mais lui du moins n’a rien de la vulgarité, car lui a compris que le but de la vie de l’écrivain est dans son œuvre, et que le reste n’existe «que pour l’emploi d’une illusion à décrire » . Balzac met tout à fait sur le même plan les triomphes de la vie et de la littérature. « Si  je ne suis pas grand par La Comédie humaine, écrit-il à sa sœur,  je le serai par cette réussite » (la réussite de son mariage avec M
me Hanska).

Mais vois-tu cette vulgarité même est peut-être la cause de la force de certaines de ses peintures. Au fond, même dans ceux d’entre nous chez qui c’est précisément l’élévation, de ne pas vouloir admettre les mobiles vulgaires, de les condamner, de les épurer, ils peuvent exister, transfigurés.


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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:57


De quel roman est extrait ce texte?
Qui en est l'auteur?

Après l’inévitable bousculade de la sortie, il se dirigea vers sa demeure, sautant de fondrière en fondrière, faisant sauter les cailloux de la pointe aveugle de ses richelieux .  Après vingt minutes de cette laborieuse marche, il se trouva devant la porte grinçante. Le chat n’était pas là. La porte refermée, il monta les quatre marches du perron.

Le voilà dans la salle à manger. Tout semble bien en place. L’enfant aux yeux cernés ferme lentement une Apologie de Socrate dans laquelle il a caché une photo dont il préfère garder pour lui seul la contemplation. Il lève un front pur, mais lourd d’obscénités nombreuses. La femme apporte la choupe.

Elle lui trouve l’air drôle.

Tu as l’air drôle, Untel, lui dit-elle.

Il se trouve en effet drôle.

       Oui, Unetelle, je me sens drôle, fit-il.

L’enfant absorbe la choupe avec précipitation. Avec sa cuiller, il fait tac tac dans le fond de son assiette. L’être plat prend son courage à deux mains, ces deux mains-là qu’il sent au bout de ses bras ; il prend son courage, c’est-à-dire il le crée . Après un violent effort, il commence :

       Tu sais, aujourd’hui, je me suis attardé  devant le chapelier, celui qui se trouve à gauche en sortant du Comptoir. Il y a quelque chose de très curieux en montre. C’est un chapeau imperméable.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:00

Aujourd'hui, Valentin a 11 ans.
L'abattage du vieux noyer est en cours.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:46



Le vaisseau seul est un spectacle : sensible au plus léger mouvement du gouvernail, hippogriffe ou coursier ailé, il obéit à la main du pilote, comme un cheval à la main d’un cavalier. L’élégance des mâts et des cordages, la légèreté des matelots qui voltigent sur les vergues, les différents aspects dans lesquels se présente le navire, soit qu’il vogue penché par un autan contraire, soit qu’il fuie droit devant un aquilon favorable, font de cette machine savante une des merveilles du génie de l’homme. Tantôt la lame et son écume brise et rejaillit contre la carène ; tantôt l’onde paisible se divise, sans résistance, devant la proue. Les pavillons, les flammes, les voiles achèvent la beauté de ce palais de Neptune : les plus basses voiles, déployées dans leur largeur, s’arrondissent comme de vastes cylindres ; les plus hautes, comprimées dans leur milieu, ressemblent aux mamelles d’une sirène. Animé d’un souffle impétueux, le navire, avec sa quille, comme avec le soc d’une charrue, laboure à grand bruit le champ des mers.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:59

L’autre soir, étant rentré glacé par la neige, et ne pouvant me réchauffer, comme je m’étais mis à lire dans ma chambre sous la lampe, ma vieille cuisinière me proposa une tasse de thé, dont je ne prends jamais. Et le hasard fit qu’elle m’apporta quelques tranches de pain grillé.

Je fis tremper le pain grillé dans la tasse de thé, et au moment où je mis le pain grillé dans ma bouche et où j’eus la sensation de son amollissement pénétré d’un goût de thé contre mon palais, je ressentis un trouble, des odeurs de géranium, d’orangers, une sensation d’extraordinaire lumière, de bonheur ; je restai immobile, craignant par un seul mouvement d’arrêter ce qui se passait en moi et que je ne comprenais pas, et m’attachant toujours à ce bout de pain trempé qui semblait produire tant de merveilles, quand soudain les cloisons ébranlées de ma mémoire cédèrent, et ce furent les étés que je passais dans la maison de campagne que j’ai dite qui firent irruption dans ma conscience, avec leurs matins, entrainant avec eux le défilé, la charge incessante des heures bienheureuses.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:45

Qui a écrit ce qui suit? Dans quelle oeuvre?

Si personnelles que nous tâchions de rendre nos paroles, nous nous conformons pourtant quand nous écrivons à certains usages anciens et collectifs, et l’idée de décrire l’aspect d’une chose qui nous fait éprouver une impression est peut-être quelque chose qui aurait pu ne pas exister, comme l’usage de cuire la viande ou de se vêtir, si le cours de la civilisation avait été autre. Il semble en tout cas que la description plus exacte des ombres que le balcon faisait sur la pierre ensoleillée peut bien rendre compte du plaisir que j’éprouvais alors. Car de toutes les végétations familières et domestiques qui grimpent aux fenêtres, s’attachent aux portes du mur et embellissent la fenêtre, si elle est plus impalpable et fugitive, il n’yen a pas de plus vivante, de plus réelle, correspondant plus pour nous à un changement effectif dans la nature, à une possibilité différente dans la journée, que cette caresse dorée du soleil, que ces délicats feuillages d’ombre sur nos fenêtres, flore instantanée et de toutes les saisons, qui, dans le plus triste jour d’hiver, quand la neige était tombée toute la matinée, venait quand nous étions petits nous annoncer qu’on allait pouvoir aller tout de même aux Champs-Elysées et que peut-être bien on verrait déboucher de l’avenue Marigny, sa toque de promenade sur son visage étincelant de fraîcheur et de  gaîté, se laissant déjà glisser sur la glace malgré les menaces de son  institutrice, la petite fille que nous pleurions, depuis le matin qu’il faisait mauvais, à la pensée de ne pas voir.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:50

Questions habituelles pour :
La couleur  de Sylvie, c’est une couleur pourpre, d’une rose pourpre en velours pourpre ou violacé, et nullement les tons aquarellés de leur France modérée. A tout moment ce rappel de rouge revient, tirs, foulards rouges, etc. Et ce nom lui-même pourpré de ses deux I – Sylvie, la vraie Fille du Feu. Pour moi qui pourrais les dénombrer, ces mystérieuses lois de la pensée que j’ai souvent souhaité d’exprimer et que je trouve exprimées dans Sylvie – j’en pourrais  compter, je le crois, jusqu’à cinq et six – j’ai le droit de dire que quelque distance qu’une exécution parfaite – et qui est tout – met entre une simple velléité de l’esprit et un chef-d’œuvre, met entre les écrivains dits en dérision penseurs et Gérard, c’est eux qui peuvent pourtant se réclamer de lui plutôt que ceux à qui la perfection de l’exécution n’est pas difficile, puisqu’ils n’exécutent rien du tout.

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 17:18

Aussi longtemps que je l’ai connu, j’ai toujours souhaité entrer avec lui dans une relation plus proche que simplement superficielle, dans une familiarité plus profonde, mais son être ne pouvait souffrir d’exaucer mon souhait, qui lui était même peut-être apparu comme une prétention inadmissible, dans la mesure où j’avais sans arrêt fait la tentative d’un rapprochement, formulé tout à fait ouvertement de manière constante face à lui  le souhait de me rattacher à lui dans une relation plus profonde de l’esprit  également, et où il avait entrepris contre toutes  mes tentatives et mes souhaits tout ce qui lui avait été possible, le  rapport entre lui et moi ne pouvait être un rapport comme je le souhaitais, encore plus profond qu’il ne l’avais déjà été naturellement, correspondant aux circonstances et à notre fréquentation pendant des années.


Quel auteur?
Quelle oeuvre?

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