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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:01

Les G… avaient repoussé le plus longtemps possible l’instant de vérité, mais nous y étions.

Nous avions franchi le seuil.

Nous avions déjà visité d’autres fermettes, plus ou moins bien « retapées », mais là…

S’il n’y avait eu l’emplacement, le terrain—le plus grand qui nous ait été proposé—nous ne serions, je crois, pas allé plus loin. Pour moi, j’étais décidé à abandonner, mais Charlotte a tenu à tout visiter.

Charlotte n’est pas femme à renoncer pour quelques lézardes ou quelques taches d’humidité.

 

Nous avons donc commencé par les pièces « habitables », plus exactement les pièces dans lesquelles avaient vécu les précédents occupants.

Il y avait deux chambres qui se faisaient face, de part et d’autre de l’entrée, un couloir long de cinq mètres large d’un peu moins de deux mètres. Ces pièces, sans être immenses, n’étaient pas petites, de l’ordre de cinq mètres sur 5. Si les plâtres des murs et des plafonds étaient miteux, l’état des parquets avait de quoi inquiéter l’éventuel acheteur, particulièrement celui de la pièce de gauche que l’on pouvait dire pourri et qui fit avec le toit de « la cave » la première tranche de travaux sérieux, la tranche 1994.

Le sol de l’entrée, extrêmement rustique, était fait comme je crois l’avoir déjà dit de grosses dalles inégales et mal jointoyés sous lesquelles il m’est arrivé de faire d’amusantes découvertes, une famille de salamandres par exemple.

Le couloir d'entrée conduisait par deux marches à la cuisine.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:01

Vous pouvez lire ceci qui ne vous fera pas de mal!

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 16:23

« Fermette dans son jus » disait l’annonce.

Je dois vous avouer que c’était la première fois que je rencontrais cette expression :

« dans son jus »

Cela, il faut bien le dire, ne me disait rien qui vaille et l’état du pilier gauche de l’entrée correspondait assez à l’idée que je me faisais alors d’une habitation « dans son jus ».

Le jus de la fermette

Je devais apprendre par la suite que notre fermette n’était aucunement « dans son jus », c’est-à-dire « d’origine, sans restauration ni remise en état », les emplâtres sur le pilier gauche comme sur de nombreux points faibles des murs en témoignaient.

Mais n’importe !

 

Nous avons franchi le seuil.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:51

Je sais…

Je n’oublie pas que nous sommes en Septembre 89 et sur le seuil de la « fermette dans son jus » selon les termes de l’annonce lue la veille dans PUBLI-TOULOUSE.

 

Je sais, mais…

Hier soir, nous avons eu la visite de Madeleine F.

Madeleine fut la première personne qui frappa à notre porte quelque mois après notre installation.

Unique employée communale, elle faisait office de garde-champêtre et c’est à ce titre qu’elle venait nous faire remplir un formulaire pour le recensement.

Elle fut et est restée la seule « authentique habitante » de Sainte Félicie avec qui nous ayons quelques relations.

 

C’est une recette depuis longtemps promise à Zoé qu’elle apportait hier.

Nous avons bavardé. Nous avons proposé l’apéritif. Plus personne ne l’attendant chez elle, la soirée s’est prolongée.

Madeleine nous a conté une curieuse histoire, curieuse parce qu’il s’agirait d’un conte dit par sa grand-mère, conte si éloigné de ceux que les grands-mères racontaient autrefois que je pense que, si Madeleine ne s’est pas moquée de nous, sa grand-mère était une bien étrange personne…

Ecoutons Madeleine :

Quand nous étions petits, nous adorions, le soir, entendre les histoires de ma grand-mère. Il faut dire qu’en ce temps-là, la télé existait peut-être, mais elle n’arrivait pas ici et nous faisions encore des veillées. Mais vous avez peut-être connu ça, vous aussi…

Un soir, elle nous a raconté ceci :

Il était une fois, au temps où les poules avaient des dents, un Roi, un Roi très puissant, qui régnait dans un royaume dont on a perdu le nom…

(Les contes de ma grand-mère commençaient presque toujours comme ça et nous récitions avec elle

«au temps où les poules avaient des dents, un Roi, un Roi très puissant, qui régnait dans un royaume dont on a perdu le nom… »)

Ce Roi aurait pu être très heureux s’il ne lui avait manqué une chose, une seule chose, la seule chose qu’il désirait vraiment obtenir : un fils ! La Reine lui avait donné 250 filles et pas un seul garçon.
On consulta le ban et l’arrière-ban de tout ce qui dans le royaume avait quelque lumière sur la fabrication des garçons, on fit ci, on fit ça, on prit les eaux de L. fort réputées dans le royaume, le Reine alla consulter seule et dans le plus grand secret tout ce qui avait quelque notoriété dans le monde des Sciences ou de la Religion…

Rien n’y faisait ! La Reine continuait de faire des filles ! C’était lassant…

On fit appel aux plus habiles chirurgiens qui tentèrent de transformer les filles en garçons…

C’est alors que mon cousin Nicolas, de nous tous le plus fort en calcul, a levé le doigt comme à l’école pour dire «Cette histoire ne tient pas debout ! Si la Reine a eu 250 filles, à 9 mois par tête, ça nous fait 2250 mois, soit plus de 182 ans.»

Mémé lui a répondu :

« Un, c’est un conte !

Deux, c’était au temps où les poules avaient des dents !

Trois, c’est dans un pays dont on a perdu le nom !

Quatre, si tu avais lu l’Ancien Testament et Grégoire de Tours, tu saurais que ce n’est pas impossible

Cinq, Si tu es si malin, tu peux terminer tout seul cette histoire »

 

Et elle est sortie en claquant la porte et elle n’a plus jamais raconté d’histoire en présence du petit Nicolas.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:53

J’étais chez moi, tirant ou poussant ma brouette pleine de buches—je tire en montée et pousse en descente--, quand, ce matin, Walter m’a abordé, bouillant d’indignation, pour m’annoncer la nouvelle « Cette fois c’est officiel, Valls appelle à voter Macron au premier tour ! », avant de repartir propager plus loin l’info du jour.

(J’ai su depuis que Valls avait démenti)

En suivant son départ, mon regard a rencontré notre vieille entrée maintenant restaurée et je l’ai revue dans l’état qui était le sien ce jour de Septembre 1989 où nous l’avons franchie pour la première fois, un état dont cette photo prise quelques années plus tard peut donner une assez fidèle idée :

Premier contact...(suite 4)

Si on supprime le chat, né 5 ans plus tard, la porte vitrée intérieure, notre première intervention pour améliorer le confort, si on substitue au carrelage moderne du sol les dalles irrégulières que l’on trouvait alors dans ce type d’habitation, on retrouve l’entrée de Septembre 89.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 17:20

Hier matin, en édifiant ma muraille de bois, je pensais—allez savoir pourquoi—« qualité d’avant-guerre », expression qui a bercé ma toute petite enfance où plus rien n’avait cette inégalable « qualité d’avant-guerre ».

Peu à peu, après des années de privation, tout revenait, mais ni le chocolat, ni les biscuits, ni le pâté OLIDA –ou GEO, je ne sais plus--, ni la gelée de groseille, ni les textiles ne pouvaient prétendre à la «Qualité d’Avant-Guerre ».

L’avant-guerre fut probablement l’occasion de ma première appréhension du temps historique même si tout ne fut pas clair tout de suite.

Par exemple, j’entendais parler de guerre, d’occupation, de restrictions, du temps des Allemands…

Quand mon grand-père parlait avec Baptiste de la guerre, je n’ai compris que plus tard qu’il s’agissait d’une autre guerre, pas de celle qui avait fait qu’on ne trouvait plus la « qualité d’avant-guerre »…

Notons d’ailleurs que je ne suis moi-même ni un produit d’avant-guerre, ni d’après-guerre ! Devrais-je m’en inquiéter ?

Je crois pouvoir affirmer qu’avant d’entrer au CP, je savais qu’il y avait eu une guerre que mes deux grands-pères avaient faite et une deuxième, le temps des restrictions.

Tout n’était pas clair pour autant. C’est ainsi qu’après ma première rencontre de Vercingétorix, j’ai demandé à ma mère si elle l’avait connu.

....

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:54

En rangeant mon bois de chauffage en 30cm, j'échafaudais ce matin en pensée un projet d'article que j'aurais intitulé Premier contact...(suite 4) et qui aurait parlé pêle-mêle du ciel d'hier matin, bleu ciel avec des nuages légers qui paraissaient peints--on notera que je manie les images avec une légèreté éléphantesque(et l'oxymore pas mieux!) qui vaudra peut-être à cet article-ci de figurer à la rubrique Voici pourquoi... que vous connaissez bien--, du ciel gris de ce matin, de la corvée de bois en cours, d'une discussion politique avec Coraline...

Ne me demandez pas quel tour de passe-passe m'aurait ramené à ce jour de Septembre 1989 où nous avons visité la fermette qui nous  appartiendrait cinq mois plus tard.

Revenu à mon PC, je trouve cet article dont je me permets de vous conseiller la lecture.

Pour conclure :

Ni dieu, ni maitre, à bas la calotte, vive la sociale!

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:19

Vendredi 10 Mars 2017

Walter sort à l’instant de chez nous. Il tenait à nous faire part de son indignation devant ce qu’il nomme trahison, le ralliement de Robert Hue à la candidature de Macron.

Une trahison ? Encore faudrait-il qu’il lui reste quelque chose à trahir…

Une ignominie supplémentaire tout au plus.

Oublions la farce des élections présidentielles 2017.

Oublions Macron.

Oublions le lamentable épisode Fillon.

Revenons en 1989 et à notre premier contact avec Sainte Félicie.

1989, c’était la deuxième année où nous n’avions pour ainsi dire pas vu pleuvoir.

1989, Mitterrand était encore président et Rocard premier ministre.

C’était le bicentenaire de la Révolution.

C’était le temps… où mon fils avait 20 ans et moi 46.

Cette année-là, nous avions pris trois semaines de congé en Juillet, partie au Festival, partie à Venise. Le 14 Juillet 1989, nous étions donc hôtes de la Sérénissime.

C’est au retour de Venise, que nous avons appris que le spectacle tant attendu, la Celestina avec Jeanne Moreau au Palais des Papes était annulé pour une soirée, celle précisément de nos réservations.

Quelques jours plus tard, de retour à Toulouse, une telle envie de changement s’est emparée de nous que ce jour de Septembre, nous nous préparions à entrer dans cette fermette « dans son jus » qui n’allait pas tarder à nous appartenir.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 12:47

Juste pour mémoire : on vient de me livrer 4 stères de bois en 30cm.

J’étais donc allé hier matin, sous une pluie battante, jeter quelques cartons, revues et bouteilles plastiques dans les conteneurs prévus à cet effet sous le lotissement du Château qui a mis fin comme on pouvait s’y attendre au magnifique isolement qui fut le nôtre dans les années 90 et je tombai sur deux copains qui commentaient le maintien apparemment définitif de la candidature Fillon

Jean-Jacques qui a toujours voté à droite était désolé.

--C’est la première fois que je ne sais pas pour qui voter ! J’ai vraiment cru qu’ils se mettraient d’accord sur Juppé ; c’était la seule voie possible ! On va se retrouver avec Le Pen ou Macron.

Quelle m… !

-- Macron à tous les coups, quand on voit les manœuvres du PS ! Pour une fois, je suis d’accord avec toi. Le Pen ou Macron ! Quelle m… !

--C’est déjà commencé, mais tu vas les voir, tous comme un seul homme derrière le galeux de la semaine dernière…

--Même l’UDI ?

--L’UDI comme les autres. Trop à perdre.

--Les électeurs dans tout ça ?

--Les inconditionnels oui ! Ceux qui étaient au Trocadéro en somme…

Ceux qui ont voté Juppé ou même Sarkozy, je ne sais pas. Je parierais que beaucoup s’abstiendront, certains voteront Macron peut-être…

--Je ne sais pas ce que je redoute le plus. Un deuxième tour Le Pen /Fillon ou Le Pen/Macron…

--Et toi, Lucien ?

Que leur dire ?

Que j’étais plus qu’inquiet pour l’avenir ?
Que la lecture qui est la mienne ces derniers temps de la correspondance de Stefan Zweig et de Romain Rolland dans les années 30 n’est pas pour me rassurer ?

Par chance, nous avons vu arriver un quatrième personnage : Coraline.

 

Ce fut un Sauve qui peut, personne ne se souciant d’entendre une conférence politique sous la pluie qui reprenait de plus belle.

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 10:00

C’est toujours la même chose.

On a un plan, un projet ; par exemple, ayant décidé de reprendre les choses au début, vous aviez décidé de raconter la première visite à ce qui allait devenir votre demeure et même, en anticipant un peu, votre dernière demeure, et voilà qu’un imprévu, un truc qui vous passe par la tête, un événement familial ou même l’actualité s’impose à vous et vous voilà parti sur quelque autre sujet…

C’est ce qui est en train de m’arriver parce que, ayant courageusement affronté les intempéries ce matin pour aller me débarrasser de quelques recyclables, j’ai rencontré deux autres braves, Walter et Jean-Jacques, plongés dans une discussion sur le dernier rebondissement de l’affaire qui a phagocyté la campagne présidentielle ces derniers temps…

Je me suis joins à eux et, évidemment, me voilà devenu incapable de vous parler d’autre chose que de nos échanges sur l’Affaire Fillon

…ce que je ferai probablement demain…

…si toutefois quelque nouveau sujet ne vient pas s’imposer inopportunément.

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