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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 18:08

Partie depuis quelques jours, rentrée aujourd’hui, je tombe chez Assouline sur ce commentaire de

Widergänger : 

« Mais justement ce qui est frappant chez Kensaburô, c’est qu’il est très occidentalisé, et que même au Japon, le grand roman souche à ses yeux, si je puis m’exprimer ainsi, c’est quand même aussi Don Quichotte. Pas d’Ozu, pas de tradition japonaise. Au fond, tous les grands romanciers du monde partent du Quichotte : Grimmelshausen comme Scaron, Lesage comme Stendhal (Julien Sorel), Flaubert (Frédéric Moreau) comme Balzac (Rastignac, Vautrin/l’abbé Herrera). Leur héros sont tous comme Don Quichotte des héros en quête d’identité dans un monde instable, où les signes sont devenus illisibles. La mondialisation est aussi littéraire et ce n’est pourtant pas ce roman formaté par l’argent que craint Richard Millet mais une forme infiniment variée et riche. »

 

Passons sur la généralisation hâtive, sur l’à-peu-près péremptoire, sur le n’importe quoi…

La personne qui signe J-C Azerty a dit ce qu’il convenait d’en dire.

 

L’important pour moi aujourd’hui n’a rien à voir avec les délires du grand Widergänger, mais avec un souvenir que cette évocation du Quichotte fait resurgir.

 

Nous étions en première, c’était l’année scolaire 58-59.

Ce jour-là, notre prof de Lettres évoquait les grands noms de la littérature européenne, il avait nommé Dante, Shakespeare, Racine, Goethe.

« Aucun espagnol ? » osa demander une hispanisante—ce n’était pas moi ; je dois avouer que cela m’était parfaitement indifférent en ce temps-là--.

Monsieur M. avoua, un peu gêné--d’autant plus gêné que la question était posée par une fille de réfugiés de 39 et Monsieur M. qui avait des sentiments de gauche ne pouvait courir le risque de blesser sa fierté nationale—avoua qu’il ne connaissait rien de la Littérature espagnole.

« Et don Quichotte ? »

« Ah oui ! Don Quichotte… »

 

Eh bien ! Il n’avait pas non plus lu Don Quichotte…

 

L’Espagne était tombée bien bas depuis au moins un siècle…

On pouvait, dans la France des années 30 devenir agrégé de Lettres sans rien savoir de Cervantes.

Je ne vous parle pas des autres…

 

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 09:48

Au début, j’étais un membre du personnel ; plus tard, je suis devenue une ressource humaine ou, encore mieux, une RH.

Heureusement, il ne me restait qu’une dizaine d’années jusqu’à la retraite.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:06

C'est fait; je suis allée à Ombres Blanches.

Jusqu'à cette année, je n'avais acheté aucun "prix littéraire" et me voici avec le Goncourt et le Médicis. J'ai aussi le "Meursault" de Daoud.

Je viens d'ouvrir Pas pleurer.

À suivre... Peut-être.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 08:44

Je me suis absentée quelques jours et, de retour, je trouve chez Assouline un coup de pied en vache--sottises habituelles, rien de plus--contre Bergeret et un extraordinaire coup bas d'une indéniable inélégance contre Paul Edel.

Les bras m'en tombent, comme disait ma grand-mère.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 13:41

Mon grand-père maternel avait 24 ou 25 ans quand le grand bal commença, au début de la « Grande Guerre » si vous préférez. Il en fut donc du commencement à la fin.

 

Il en revint, épousa en 19 ou 20 ma grand-mère; leur premier né ne vécut pas, ma mère suivit avec plus de chance, puis en vinrent encore trois échelonnés sur six années, en tout quatre produits des années 20.

 

Mon grand-père est mort en 48 d’emphysème, un peu à cause des gaz  inhalés dans les tranchées, beaucoup à cause du tabagisme, et tout particulièrement du tabac qu’il préparait lui-même pendant les années d’occupation.

 

Ce que je voulais vous dire aujourd’hui c’est qu’il n’a adhéré à aucune association d’Anciens Combattants, qu’il n’est jamais allé derrière le drapeau honorer les Morts de 14.

Bien ou mal ? Ce n’est pas à moi d’en juger.

Ses motivations ? Culpabilité d’être revenu ? Rejet de ceux qui « paradaient » devant le monument ?

J’étais trop jeune à sa mort pour savoir.

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Published by bergeret - dans Souvenirs
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 18:06

De retour de notre sortie du jour, je constate qu'Assouline est passé à Truffaut ce qui me fait penser à rechercher la liste complète des films de François T.
Je croyais qu'il ne manquait à ma petite cinémathèque personnelle que L'Amour à vingt ans et je découvre l'existence d'un film inconnu Tire au flanc 62.

Je me souvenais avoir vu dans mon enfance, à l'époque du "cinéma paternel" une version de Tire au flanc qui ne saurait être de Truffaut.

Il semblerait que cela ait été un film muet de Renoir.

Il est possible d'ailleur que je crois l'avoir vu simplement parce que l'affiche est longtemps restée dans la "salle". C'était probablement un peu trop leste pour que ma mère m'ait donné l'autorisation de le voir.

 

À vérifier dans la mesure du possible.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 07:30

Le huit Septembre, j’écrivais sur ce blog « Pas pleurer de Lydie Salvayre viendrait à point après le Franco de Montalban »

 

J’avais un peu oublié cela quand ce livre est revenu, il y a quelques jours, au premier plan de l’actualité.

Hier matin, sur la recommandation de M. Court, un commentateur d’Assouline, j’en ai lu la critique par Asencio : descente en flamme. Je suis allée chez Jourde : favorable et même très favorable.

L’après-midi,au retour de notre marche quotidienne, nous nous sommes arrêtés à la petite librairie de Villefranche. Ils ne l’avaient pas.

Il faudra aller à Ombres Blanches.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 15:31

J’aimerais vous confier, ô bienveillant Lecteur, ô bienveillante Lectrice, cet étrange cauchemar de la nuit dernière.

 

Nous nous trouvions, mon compagnon et moi-même, nous enfonçant--seul le dieu des rêves sait comment nous étions arrivés là—dans un immense verre de cette boisson faite de café généreusement arrosé de whisky et surmonté d’une épaisse couche de crème généralement nommée café irlandais ou Irish Coffee si vous préférez.

 

Dans cette crème qui nous arrivait aux épaules nous nous agitions désespérément.

 « Tiens ! Je n’avais jamais remarqué que c‘était un fouet à battre la chantilly ! »

Bien évidemment c’était mon compagnon qui venait précisément de se mettre à ressembler de frappante façon à cet ustensile et la chantilly montait, montait, nous submergeait…

« Tiens! Je n’aurais pas cru pouvoir respirer dans la chantilly! C’est bien… Le cholestérol! Tant pis! »

 

À l’étage inférieur, mes jambes baignaient dans le liquide chaud.

« Tiens ! J’ai perdu mon pantalon de pyjama ! »

Nous enfoncions…

 

Puis venait la panique.

Avez-vous eu comme moi, en rêvant, la certitude de pouvoir diriger les éléments par votre seule volonté ? Si c’est le cas, vous comprendrez la méthode que j’utilisai alors pour nous sauver.

 

« Fais comme moi » dis-je à mon compagnon et je hurlai « Je ne suis pas soluble dans le café ! ».

Il m’imita et nous hurlions « Nous ne sommes pas solubles dans le café ! »

 

Je m’éveillai…

Personne ne hurlait. Mon compagnon dormait d’un sommeil paisible à côté de moi…

Je me rendormis pensant « Décidément, il faudra renoncer à mon café irlandais du soir… »

 

Si parmi vous se trouvait un psy, pourrait-il me donner son avis ?

Je lui en aurais une reconnaissance éternelle.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 09:37

Hier, c'était encore un peu l'été indien.

Nous voilà aujourd'hui avec ce que ma grand-mère appelait un vrai temps de Toussaint et d'autres un temps de 11 Novembre; nous dirons un temps propice aux travaux d'intérieur un peu négligés ces derniers temps.

À l'extérieur, penser quand même à débroussailler pour dégager un passage suffisant pour l'accès à la réserve de bois de chauffage avec ma brouette.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 09:17

La lecture du dernier article de Paul Edel me fait prendre conscience d’une absence dans ma bibliothèque.

Un vide à combler.

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