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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 10:03

À la moustache d’Hercule revenons, si vous le voulez bien, avec ce dialogue extrait du roman Le « vallon »( The  « Hollow »,  traduction de Michel Le Houbie) :

-Alors, monsieur Poirot, das ce cas-là, que fait-on ? Va-t-on trouver l’inspecteur Grange pour lui dire… Au fait, que dire à un homme qui a une moustache comme la sienne, une véritable moustache de père de famille ?
Poirot promena deux doigts soignés sur sa propre moustache dont il était très fier.
-Alors que la mienne, si je comprends bien…
-Votre moustache, monsieur Poirot, est une œuvre d’art qui porte sa fin en soi. Elle ne fait songer à rien, sinon à elle-même. Je croirais volontiers qu’elle est unique au monde.
-Elle l’est.

Avouez que cette moustache « qui porte sa fin en soi» ne saurait ressembler à aucune des moustaches classiques que nous avons pu rencontrer dans la vie réelle, ni dans aucun des films adaptés de l’œuvre d’Agatha Christie et je comprends la déception de cette dernière à la sortie du film de Lumet devant la banalité de la moustache d’Albert Finney. Pas plus que moi, j’en demeure persuadé, elle ne se représentait exactement la moustache de son personnage. Espérait-elle que le film la lui révèlerait enfin ?

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