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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 06:06

L’autre jour, m’interrogeant sur ce qui nous poussait à revenir au Festival d’Avignon, j’écrivais :

« Pour cette année et celles qui suivront, s’il y en a d’autres, je pense qu’il ne reste que le rituel, un pèlerinage sur les lieux de notre jeunesse… Guère plus, sans doute. »

Et cela me rappelle…

…notre premier voyage sérieux, en Espagne, en Aout 1965, avec 500 francs en poche, notre première voiture et une petite canadienne ou, plus exactement, un toit de canadienne et un tapis de sol qui nous tenaient lieu de tente….

Seu vella à Lerida

Seu vella à Lerida

Lérida ! Première nuit de camping et « cuite » mémorable.

Il faisait chaud, le vin du restau—pour le premier soir du voyage, nous nous sommes offert un restau à proximité de la cathédrale—était frais… Dieu ! Que ce vin était bon !

C’est en nous levant de table que nous avons compris les regards amusés des autres convives…

Quelques tours de la « Seu vella » et nous avons pu reprendre la voiture et rejoindre le camping où nous avions dressé notre « tente ».

Puis Valencia que je connaissais un peu pour y avoir séjourné un mois—séjour linguistique--quelques années plus tôt…. Entre Lerida et Valencia, j’ai tout oublié…

Nous avons campé plus d’une semaine à proximité de la Playa del Saler, camping sauvage à proximité du camping officiel où nous nous débrouillions pour entrer clandestinement pour prendre notre douche quotidienne ce qui nous valut quelques problèmes sans gravité…

Nous avons pris le chemin du retour quand nos ressources ne nous permettaient plus que d’espérer « nourrir » la voiture jusque chez mes parents…

Rentrer par le plus court c’était « tirer droit » sur le Val d’Aran mais j’imaginais une solution qui nous permettrait de rester plus longtemps en Espagne : passer par Burgos où ma jeune sœur qui préparait une licence d’espagnol séjournait.

Et ce furent L’Escurial évidemment—presqu’aucun souvenir, il faudra y retourner--, Madrid hâtivement, puis Burgos où nous arrivâmes trop tard pour espérer trouver ma sœur dont je ne connaissais pas l’adresse, détail sans importance, ma connaissance de Burgos et de ses usages—séjour linguistique toujours—m’ayant suggéré un plan infaillible mais malheureusement inutilisable avant « las cinco de la tarde »…

La nuit dans un camping aux portes de la ville fut un cauchemar, notre équipement étant fort mal adapté à l’altitude de Burgos : 900 mètres environ.

Le lendemain, nous avons trainé jusqu’à cinq heures de l’après-midi, puis nous voilà sur l’Espolon où nous nous sommes promenés, comme tout le monde, jusqu’à les rencontrer, elle et ses copines…

Retrouvailles…

Aveux : pas mangé depuis deux jours, pas tout à fait assez d’argent pour l’essence…

Tapas…

Un billet pour la route…

Sauvés !

Nous avons repris la route dans la nuit.

Le lendemain soir, nous étions chez mes parents…

Je vous ai livré la totalité de mes souvenirs… Bien maigre butin, n’est-ce pas ?

À rapprocher des livres « non-lus » de Pierre Bayard peut-être…

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